Taclé par des féministes, Lorenzo réplique !

04 Août, 2017, 23:03 | Auteur: Christine Vaugrenard
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            Hot    Lorenzo interdit de concert à Dijon par des féministes ?!   
        
           Lorenzo interdit de concert à Di

À Dijon, deux collectifs féministes demandent l'interdiction le 1er septembre prochain, du concert de Lorenzo, le rappeur rennais, qui se présente comme l'empereur du sale.

Sur leur pétition lancée sur Change.org, les deux collectifs dénoncent les " propos à caractère raciste, fasciste, sexiste, homophobe, transphobe, pédophile et fait l'apologie de diverses formes de violences, comme le viol " du rappeur français Larry Garcia alias Lorenzo du collectif Columbine, qui était au festival de Dour le 16 juillet dernier.

"Nous, signataires de cette pétition, demandons à la municipalité de Dijon et au comité d'organisation de concert de rentrée de la ville Dijon 2017 de déprogrammer Lorenzo". Mais en guise de réponse, le rappeur/phénomène rennais, autoproclamé " Empereur du sale ", décide d'aller jusqu'au bout dans la provocation en lançant à son tour une pétition " contre les féministes qui veulent annuler le concert de Lorenzo ".

L'affaire aurait pu s'arrêter là. N'y allant pas franchement dans la finesse, il demande à la municipalité " de laisser programmer Lorenzo mais d'interdire la présence des féministes durant son super concert", ajoutant que " les collectifs de femen " " pourront quand même venir montrer leurs seins ". Ce dernier a alors répliqué en lançant lui aussi sa pétition qui compte déjà beaucoup plus de signatures. Les deux collectifs se prononcent cependant "pour la liberté d'expression et par ailleurs tout à fait à même de saisir ce qu'est l'humour ou le second degré tant que ceux-ci n'humilient pas des catégories de population et/ou ne portent pas atteinte au respect des minorités". Lui, je ne pense pas qu'il se positionne sur ces questions. Mais c'est la banalisation de ces propos qui est problématique, et la réalité bien plus grave qui se cache derrière. Position confirmée par son service de presse qui a indiqué "que personne n'ira plus loin pour rebondir sur ce cas totalement isolé". "Il n'est pas question que nous censurions un artiste, de façon très claire", affirme Christine Martin, adjointe à la culture. Elle justifie le choix de cet artiste polémique: "Nous avons fait le choix de programmer pour un très, très large public".

Elle insiste: "On peut ne pas aimer, mais ça reste du second, voire du 25ème degré". Il ne faut pas confondre le travail d'un artiste et sa personnalité. "La parodie, poussée à l'extrême, de certains groupes de rap aujourd'hui", a-t-elle conclu.

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