Refus d'un report de peine pour un soldat franco-israélien

11 Août, 2017, 09:10 | Auteur: Abel Leblanc
  • Elor Azaria ancien soldat israélien devant la cour martiale de la Kirya à Tel Aviv le 8 août 2017

Azaria a été condamné pour homicide involontaire pour avoir tué par balles au mois de mars 2016 un Palestinien auteur d'une attaque à l'arme blanche à Hébron. Le soldat franco-israélien condamné à 18 mois de prison pour avoir abattu un terroriste à terre qui ne représentait plus de menace apparente, a vu sa demande de report d'incarcération rejetée hier par le tribunal militaire de Tel Aviv.

Le Palestinien venait d'attaquer des soldats au couteau. Atteint par balles, il gisait au sol, apparemment hors d'état de nuire. Elor Azaria assure avoir craint pour ses camarades qu'Abdel Fattah al-Sharif ne dissimule une ceinture d'explosifs sous ses vêtements. Israël étaient alors en proie à une vague de violences palestiniennes.

Des dizaines d'Israéliens ont accompagné le soldat Elor Azariya de sa maison de Ramle à la prison militaire à proximité de Tzrifin. Il a néanmoins affirmé qu'il n'aurait pas tiré sur l'homme s'il avait su qu'il ne portait pas de bombe.

Selon des sondages, les deux tiers des Israéliens sont favorables à ce qu'il soit gracié. De nombreuses personnalités politiques israéliennes, souvent de droite, lui ont exprimé leur soutien, dont le premier ministre Benjamin Netanyahu, qui avait pourtant initialement approuvé la décision de l'état-major de le poursuivre.

L'affaire a mis à l'épreuve l'armée comme un facteur d'unité nationale.

Elor Azaria encourait 20 ans de prison. Des organisations de défense des droits de l'Homme comme Amnesty International se sont senties confortées par la peine de 18 mois fermes.

Quant aux Palestiniens, ils ont suivi le procès sans rien en attendre. 2017 marque cinquante années d'occupation de la Cisjordanie par l'armée israélienne.

Recommande: