Qui est Hamou B., le suspect de l'attaque de Levallois-Perret ?

12 Août, 2017, 01:28 | Auteur: Valentin Naude
  • Attaque contre des militaires en France: qui est l'algérien principal suspect

L'homme a été transporté d'urgence à l'hôpital après avoir reçu 5 balles lors de son arrestation musclée.

Un soldat Tahitien fait partie des six militaires de l'opération Sentinelle blessés lors d'une attaque à Levallois-Perret, mercredi 9 août.

Il 'n'est pas encore audible', a déclaré la source policière. Compte tenu de son état de santé, le suspect n'a pas encore pu être interrogé par les enquêteurs. Elle reprendra si les médecins jugent son état compatible avec cette mesure. Chauffeur de VTC, il n'était pas fiché S. Le suspect, qui est en situation régulière en France, était seulement connu pour une infraction à la législation sur les étrangers. "Son dossier dans les archives de la police est fort de quelques antécédents judiciaires de petite délinquance", a expliqué une source proche de l'enquête au "Parisien". La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. Depuis les attentats de 2015, 7000 soldats sont mobilisés en permanence sur le sol français. Pour des experts, ces militaires sont désormais surtout des "cibles".

À gauche, la députée de la France insoumise Clémentine Autain estime au contraire que "ce n'est pas l'opération la plus opportune car la plupart des interventions vise à se protéger soi-même ". Même son de cloche à droite, où le député LR Daniel Fasquelle a appelé à "remettre à plat" le dispositif. "Est-ce que c'est la vocation des militaires que d'assumer ce genre de missions?" Le gouvernement a décidé d'amputer le budget des Armées de 850 millions d'euros en 2017, ce qu'avait dénoncé l'ex-chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, qui avait démissionné le 19 juillet après avoir été sèchement recadré par le président.

Sentinelle "montre la contribution de l'armée française, de l'armée de terre à la sécurité du pays", a plaidé le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM). "Aujourd'hui, quoi qu'en disent l'armée de terre et le ministère de la Défense qui essaient de convaincre du contraire depuis le début, ces militaires sont utilisés comme des supplétifs des forces de police (.) avec des pouvoirs extrêmement limités, qui font de la présence et de la sécurisation à minima", ajoute-t-il.

La répétition d'attaques menées à l'encontre de militaires inquiète Les Echos, qui en relève pas moins de 6 depuis les attentats de janvier 2015.

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