Le navire anti-migrants C-Star est à l'arrêt en pleine mer

11 Août, 2017, 20:05 | Auteur: Valentin Naude
  • RECIT. Comment la croisade des militants anti-migrants du

Le C Star, le navire des extrémistes de droite qui veulent empêcher le passage en Europe des réfugiés est en détresse au large des côtes libyennes selon l'organisation allemande Sea-Eye qui vient en aide aux migrants. Le navire affrété par des identitaires européens pour lutter contre les migrants en Méditerranée aurait connu une avarie, au point que l'assistance d'un bateau d'une ONG travaillant, elle, à la protection des migrants a dû être sollicité ce vendredi 11.

On savait déjà le C-Star arrêté au large des côtes tunisiennes depuis plusieurs jours.

"Le C-Star est en situation de détresse et comme notre bateau est le plus proche, nous allons leur porter secours", a dit à Reuters le fondateur de Sea Eye, Michael Buschheuer. Sur place, le syndicat UGTT (Union générale tunisienne du travail) a demandé aux agents et employés des ports de ne pas permettre le ravitaillement du navire très controversé. Un militant d'extrême droite a d'ailleurs twitté: "Nous avons un problème technique, mais nous n'avons pas besoin d'être sauvés".

Pour l'équipage des militants d'extrême droite, les mésaventures s'enchaînent depuis leur départ de Djibouti.

Le groupe identitaire "Defend Europe", qui dirige la mission du navire C-Star, a nié sur Twitter avoir émis un signal de détresse. Et s'il réfute être "en situation de détresse", il poursuit: "Afin de régler le problème avant que le bateau entre dans la zone SAR (zone de responsabilité, "search and rescue", ndlr) et navigue près d'autres vaisseaux, le moteur principal a été stoppé.(.) Cette information a été envoyée aux bateaux environnants, selon le respect de la loi". Le compte Twitter de l'organisation "Defend Europe" qui relate ses aventures était également étrangement silencieux. Un argumentaire qui flirte avec la théorie du complot et cache mal le passé néo-nazi de certains membres de l'équipage, à l'instar de Martin Sellner, co-leader de Génération identitaire en Autriche, comme le décrit Le Figaro.

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