L'auteur de l'attaque de Levallois-Peret est identifié — France

11 Août, 2017, 13:54 | Auteur: Valentin Naude
  • Attentat à Levallois-Perret : six militaires blessés

Édouard Philippe a confirmé officiellement mercredi, devant l'Assemblée nationale, l'arrestation dans le Pas-de-Calais d'un homme suspecté d'être l'auteur de l'attaque qui a blessé six militaires à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) en début de matinée.

" À l'heure où je parle, un suspect, qui était au volant du véhicule incriminé, a été interpellé sur l'autoroute qui relie Paris à Boulogne-sur-Mer", a déclaré le Premier ministre dans l'hémicycle. Blessé par balle au cours de l'opération, l'homme de 36 ans n'est pas en état pour le moment d'être auditionné et mis en garde à vue. Mais il est actuellement en situation régulière.

D'où la consternation de ses voisins quand ils ont vu débarquer mercredi après-midi les policiers cagoulés venus perquisitionner dans cette résidence privée de Bezons (Val-d'Oise), coquette et bien tenue, quelques heures à peine après l'arrestation de cet homme.

"Les premiers éléments mettent en évidence un profil plutôt solitaire", selon une source proche de l'enquête. Pour des experts, ces militaires sont désormais surtout des "cibles". "Le dispositif est évidemment à remettre à plat", a estimé le député de droite Daniel Fasquelle. Les militaires "ne sont pas formés" pour ce genre de mission, a-t-il ajouté sur RMC.

"Il faut avant tout annuler la baisse du budget de l'armée", a affirmé Florian Philippot, vice-président du FN, en référence aux coupes controversées de 850 millions d'euros dans les crédits de la défense en 2017. Sentinelle "montre la contribution de l'armée française, de l'armée de terre à la sécurité du pays", a rétorqué sur RFI le président de l'Assemblée nationale François de Rugy, membre de la majorité présidentielle.

La commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015, dans ses conclusions rendues en juillet 2016, s'interrogeait déjà sur l'efficacité du dispositif et proposait de "revoir à la baisse le volume des effectifs engagés" en se concentrant sur "la seule protection de certains points stratégiques".

Depuis janvier 2015, la France a été visée par une vague d'attentats jihadistes qui a fait 239 morts. Les derniers ont visé les forces de l'ordre, sur des sites parisiens emblématiques.

Samedi soir peu avant minuit à la tour Eiffel à Paris, un homme avait forcé l'entrée du périmètre de la Tour Eiffel, gardé par des soldats de Sentinelle, puis sorti un couteau en criant "Allah Akbar", avant de se rendre sans opposer de résistance.

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