La police des présumés auteurs des violences de lundi à Kinshasa — RDC

12 Août, 2017, 03:45 | Auteur: Valentin Naude
  • Kinshasa: 12 morts par

Plusieurs quartiers de Kinshasa et les environs de la prison centrale ont été ce lundi matin le théâtre d'une vague de violences imputées aux "Bundu dia Mayala", du nom de la branche politique du mouvement sectaire Bundu dia Kongo.

Les putschistes présumés ont été présentés à la presse ce mercredi.

Les "assaillants" visaient la télévision nationale et l'aéroport international de Kinshasa, selon lui.

Kinshasa accuse les adeptes de la secte politico-religieuse ex-Bundu Dia Kongo d'être les auteurs d'une série d'attaques qui serait une tentative de putsch ratée, selon les autorités.

Parmi les 31 présumés assaillants présentés au public, on compte 3 femmes. L'une d'elles, Thérèse, couverte d'un pagne à l'effigie de la Vierge Marie, a été présentée comme la "fétichiste du groupe", statut qu'elle a publiquement rejeté. Des fétiches et autres bâtons étaient déposés à même le sol devant eux.

Au terme de la séance, les assaillants présumés ont été embarqués dans deux véhicules de la police. Gravement blessé, un commissaire de police a par la suite succombé à ses blessures, a annoncé à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

Les partisans de Ne Mwanda Nsemi ont essayé d'attaquer très tôt la prison centrale de Makala, mais les forces de l'ordre déployées autour des installations pénitentiaires les ont délogés en tirant des coups de feu et des grenades lacrymogènes.

Les violences de lundi ont éclaté à la veille de deux journées "ville morte" organisées à l'appel de l'opposition, qui demande la publication d'un calendrier électoral et le départ du pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a pris fin depuis le 20 décembre 2016.

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