Corée du Nord : Trump maintient l'option militaire

13 Août, 2017, 03:21 | Auteur: Valentin Naude
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Ces contacts diplomatiques interviennent après plusieurs jours de surenchère sans précédent entre Washington et Pyongyang.

Cette déclaration intervient après un entretien téléphonique du président Donald Trump avec son homologue chinois Xi Jinping.

Au cours d'une communication téléphonique samedi matin (heure locale, vendredi soir heure américaine), M. Xi a appelé les parties à la "retenue" et à "persister dans la direction générale du dialogue, des négociations et d'un règlement politique", a précisé CCTV.

Une guerre serait "catastrophique", a dit James Mattis, tout en assurant que les Etats-Unis étaient "prêts" à riposter à tout acte hostile de Pyongyang, qui a présenté jeudi un plan détaillé de tirs de missiles vers Guam, un territoire américain du Pacifique.

"Donald Trump a rajouté une couche aux échanges de menaces entre lui et Kim Jong-un en affirmant ce vendredi que les Etats-Unis sont militairement prêts à agir" si la Corée du Nord se comporte imprudemment". La veille, le président américain avait défendu sa formule controversée promettant "le feu et la fureur" à Pyongyang, estimant même qu'elle n'était "peut-être pas assez dure". Comment réagissent la Corée du Sud, la Chine et le Japon, voisins de la Corée du Nord, face au spectre d'un...

Lors de l'entretien, M. Trump a assuré, selon la télévision chinoise, que "pour le moment, les relations américano-chinoises sont sur la bonne voie". "Je pense qu'elles peuvent devenir encore meilleures", a-t-il ajouté. Jusqu'à l'annonce d'une discussion avec Xi Jinping, aucun signe d'apaisement n'était perceptible.

Il semble par ailleurs que Pyongyang se prépare à un essai de missile mer-sol balistique (SLBM), selon Joseph Bermudez, expert de la Défense nord-coréenne et des renseignements.

"Il est clairement temps pour toutes les parties de se concentrer sur les moyens de faire baisser les tensions", a averti Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

"Je ne vois pas de solution militaire à ce conflit (.) Je considère l'escalade verbale comme une mauvaise réponse", a mis en garde vendredi la chancelière allemande Angela Merkel.

"Je voudrais juste vous présenter mes hommages et vous dire que je suis à 1000% avec vous". Ce tir serait "un avertissement crucial aux Etats-Unis", selon KCNA.

Le Pentagone dispose actuellement de 28.500 soldats en Corée du Sud. Pour protéger le terrain des missiles à moyenne portée de Kim Jong-Un, les États-Unis ont déployé un bouclier antimissile, le THAAD, qui peut intercepter les lanceurs à haute altitude.

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