Winnie l'Ourson, accusé de ressembler au président Xi Jinping, censuré en Chine

17 Juillet, 2017, 13:51 | Auteur: Valentin Naude
  • Pourquoi Winnie l'Ourson est censuré sur les réseaux sociaux en Chine

C'est ce que semblent penser les autorités chinoises, qui ont décidé de censurer les références au personnage sur les réseaux sociaux. Après avoir été retiré des bibliothèques en mars dernier, l'inoffensif ourson au t-shirt rouge a été banni de tous les réseaux sociaux chinois, rapporte le Financial Times (en anglais, pour les abonnés) dimanche. Désormais, dès qu'un internaute tente de poster un gif, une image ou même d'écrire "Winnie l'Ourson" sur Weibo (le Twitter chinois), WeChat (équivalent de WhatsApp) ou Messenger, un message "contenu illégal" apparaît. Cependant, cela serait sûrement dû, selon les observateurs, au fait que le président Xi Jinping aurait trop souvent été comparé à l'ourson. Aucune explication officielle n'a pas encore été donnée concernant cette censure. Les premières comparaisons entre l'ourson rondouillard et le chef de la deuxième puissance économique mondiale ont fait leur apparition en 2013, lorsque des internautes ont superposé une image de Xi Jinping et de l'ancien président américain Barack Obama avec celle de Winnie et de son ami Tigrou, le petit tigre. Elle fait suite à l'émergence en 2013 d'un mème, une image virale, comparant le président chinois Xi Jinping au sympathique animal.

"Auparavant, deux choses étaient interdites: les organisations politiques et les actions politiques. Cette année, une troisième interdiction s'est ajoutée à la liste: parler du président", explique Qiao Mu, professeur d'analyse médiatique à la Beijing Foreign Studies University, interrogé par le quotidien britannique. Un an plus tard, Shinzo Abe le président japonais, était vu comme Bourriquet, l'âne triste, toujours aux côtés de l'ours en peluche. Toujours selon le Financial Times, une image montrant d'une part Xi Jinping lors d'une parade, et de l'autre, l'ourson dans une voiture, avait déjà été désignée "image la plus censurée de 2015" par les observateurs de l'agence Global Risk Insights (en anglais).

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