Une femme tuée lors de la consultation organisée par l'opposition — Venezuela

17 Juillet, 2017, 15:07 | Auteur: Valentin Naude
  • Un homme montre sa carte d'électeur lors de la consultation symbolique contre Nicolas Maduro à Caracas le 16 juillet 2017- Federico PARRA- AFP

Ce projet est fermement rejeté par les antichavistes (du nom d'Hugo Chavez, Président de 1999 à sa mort en 2013), qui y voient une manière de contourner l'Assemblée nationale élue, dominée depuis 2016 par l'opposition, via "un régime copié sur celui de Cuba".

Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 locales (13h00 en Suisse), a confirmé la coalition d'opposition Table de l'unité démocratique (MUD).

L'opposition avait pris l'initiative de ce référendum symbolique deux semaines plus tôt.

Selon l'institut de sondages Datanalisis, près de 70% des Vénézuéliens sont opposés à la Constituante et 80% dénoncent la gestion du pays en partie paralysé et traumatisé par trois mois et demi de manifestations au cours desquelles 95 personnes ont été tuées.

Condamnant, par ailleurs, ce projet dont " tout porte à croire que ce qui est demandé est d'établir un État militaire socialiste, marxiste avec la disparition de l'autonomie des pouvoirs, notamment le pouvoir législatif ", les évêques vénézuéliens en appellent " aux responsables militaires, politiques et aux institutions éducatives et culturelles, [les invitant] à remplir leurs obligations constitutionnelles et à travailler avec la paix dans le pays ". D'après les projections de l'institut de sondages Datanalisis, quelque 10,5 millions de personnes, sur 19 millions d'électeurs, seraient prêts à voter lors de la consultation qui a reçu le soutien de l'Eglise catholique, des Nations unies, de plusieurs pays d'Amérique latine et d'Europe ainsi que des Etats-Unis.

Avec le résultat chiffré de participation et les réponses aux questions posées, "Maduro est mathématiquement révoqué", a estimé Julio Borges, actuel président du Parlement, seule institution aux mains de l'opposition.

Pour éviter que l'opposition occupe tout le terrain dimanche, le gouvernement avait invité les citoyens à venir s'informer sur le scrutin du 30 juillet et tester les machines qui serviront au vote. Objectif: ne pas laisser le champ libre à l'opposition ce jour.

La participation au scrutin, jugé illégal par Nicolas Maduro, se rapproche sensiblement des 7,7 millions de suffrages remportés par l'opposition aux dernières élections législatives de décembre 2015. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa préoccupation dans un communiqué le 14 juillet.

"La communauté internationale doit maintenant demander l'annulation de cette Constituante putchiste", a déclaré le Bolivien Jorge Quiroga.

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