Séoul propose à Pyongyang de dialoguer

17 Juillet, 2017, 12:51 | Auteur: Valentin Naude
  • Panmunjom le village de la trêve est situé sur la frontière entre les deux Corées

La Corée du Sud a proposé lundi la réouverture des discussions avec le régime du Nord, afin de faire retomber les tensions qui pèsent sur la péninsule après le tir d'un missile intercontinental par Pyongyang. Cette rencontre, si elle a lieu, serait la première réunion intercoréenne officielle depuis décembre 2015. L'ancienne présidente Park Geun-Hye avait refusé de renouer le dialogue tant que Pyongyang ne prendrait pas de mesure concrète pour la dénucléarisation de la péninsule.

Le ministère sud-coréen de la Défense s'est déclaré en faveur d'une entrevue à Panmunjom, le "village de la trêve", à la frontière entre les deux Corées.

Moon avait proposé lors de sa visite à Berlin de suspendre les actes d'hostilité le long de la frontière intercoréenne à l'occasion du 64e anniversaire de l'accord de cessez-le-feu le 27 juillet qui a mis fin à la guerre de Corée de 1950-1953.

La Corée du Sud considère par ailleurs la diffusion de propagande nord-coréenne par des haut-parleurs à la frontière comme une activité hostile, tandis que le Nord réclame pour sa part l'arrêt des exercices militaires conjoints de la Corée du Sud et des États-Unis. Le conflit s'est conclu par un armistice plutôt que par un traité de paix et les deux Corées sont, techniquement, toujours en guerre. Les communications transfrontalières sont interdites.

La Croix-Rouge espère ainsi pouvoir reprendre dès octobre ces réunions de famille qui ne sont plus organisées depuis deux ans. Les réunions des familles avaient été instituées après un sommet historique en 2000, mais avaient été rapidement impactées par les tensions géopolitiques dans la péninsule. Il a précisé que Séoul ne "visait pas l'effondrement du Nord ou l'unification au travers d'une absorption du Nord".

"La Corée du Nord doit répondre à nos propositions sincères si elle vise réellement la paix sur la péninsule coréenne", a déclaré aux journalistes Cho Myoung-Gyon, ministre sud-coréen de l'Unification.

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