Macron favorable à une "solution à deux Etats" — Proche-Orient

17 Juillet, 2017, 15:55 | Auteur: Valentin Naude
  • En juillet 2015 le président du CRIF Roger Cukierman participe à la cérémonie marquant le 73e anniversaire de la rafle du Vel d’hiv à Paris. AFP

Il estime qu'il faut reprendre les négociations pour trouver une "solution à deux États, Israël et Palestine". "La France se tient prête à appuyer tous les efforts diplomatiques allant dans ce sens", a ajouté le chef de l'Etat, pour qui Israël et Palestine doivent pouvoir "vivre côte à côte dans des frontières sûres et reconnues, avec Jérusalem comme capitale".

"Il est important pour cela de s'assurer que les conditions de la négociation et de la paix ne sont pas remises en cause dans les faits et que le droit international est respecté par tous, je pense ici à la poursuite des constructions dans les colonies", a ajouté Emmanuel Macron, s'inscrivant encore dans la ligne de ses prédécesseurs. En outre, le président s'est montré extrêmement affecté par l'émotion durant son allocution, "une émotion vraiment palpable durant cette cérémonie, et même une émotion dans la voix d'Emmanuel Macron, quand il a évoqué le sort de ces milliers d'enfants, arrachés de leur vie quotidienne et envoyés vers les camps de la mort", précise Maryse Burgot. Paris a notamment accueilli en juin 2016 puis en janvier 2017 une conférence internationale sur cette question.

Les négociations entre Israéliens et Palestiniens n'ont jamais repris depuis l'échec d'une médiation américaine au printemps 2014, et, si le conflit reste de basse intensité, l'explosion menace en permanence.

À l'issue de l'entretien, organisé une semaine après la rencontre entre Emmanuel Macron et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahou a souligné le désir commun entre la France et Israël de voir "un Moyen-Orient pacifié". Il craindrait que le gouvernement de Nétanyahou ne se distancie de la solution à deux États. "Et je l'ai assuré de notre vigilance, en particulier sur la mise en œuvre stricte sur l'accord sur le nucléaire signé en 2015, dans toutes ses dispositions", a déclaré le chef de l'Etat, disant vouloir "enclencher un dialogue exigeant avec Israël sur le suivi de ce protocole".

L'accès au troisième lieu saint de l'islam, un site ultra-sensible au cœur du conflit israélo-palestinien, a été interdit après que trois Arabes israéliens ont tué par balles, le 14 juillet, deux policiers dans la vieille-ville, à Jérusalem-Est. Le président français a également assuré " partager les inquiétudes israéliennes sur l'armement du Hezbollah ", le mouvement chiite libanais soutenu par l'Iran. Sur les sujets régionaux, "la convergence de vue" entre la France et Israël "est grande et mue par le souci d'assurer la sécurité et la stabilité dans toute la région", a souligné le chef de l'État, qui a indiqué qu'il se rendrait "prochainement" en Israël. "Nous sommes également unis dans la lutte contre les groupes terroristes".

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