La NASA tentera de dévier un astéroïde en 2022

08 Juillet, 2017, 09:25 | Auteur: Christine Vaugrenard
  • Vidéo: la NASA veut tenter de dévier des astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre

Ce test sera l'occasion pour la Nasa de savoir, un peu plus précisément, quelle méthode utiliser si un objet céleste fonce sur la Terre. Rares sont les collisions d'astéroïde avec la Terre et les moyens dépensés dans ce domaine restent réduits. De plus, les scientifiques ont déjà identifié plus de 90% des objets célestes de plus d'un kilomètre, les plus dangereux et ces derniers ne représentent pas de danger pour les siècles à venir.

Par contre, les astéroïdes dont le diamètre est inférieur au kilomètre mais supérieur à 140 m qui inquiètent. "Pourtant, leur potentiel destructeur est considérable", précise le Parisien. En 2022, la Nasa va réaliser une mission digne du scénario d'Armageddon, mais bien plus angoissante puisque réelle.

Il s'agira là du premier test de déviation d'un astéroïde. Il comporte un risque: les fragments viendront s'ajouter à la menace pour la Terre.

La troisième piste semble être la meilleure.

Dans 3 ans donc, la NASA va envoyer un impacteur cinétique d'un poids de 300 kilos.

Les atouts majeurs de la solution DART sont la rapidité d'exécution du plan, et de moindres effets secondaires pour la Terre. En dix-huit mois, il va rejoindre un couple d'astéroïdes tournant l'un autour de l'autre, jugés potentiellement dangereux pour la Terre. Ce qui est loin d'être une mince affaire dans des conditions aussi extrêmes que celles ayant cours dans l'espace: " Le défi est donc essentiellement au niveau du système de guidage, explique-t-il: navigation pour se repérer par rapport à la cible, guidage et contrôle pour corriger la trajectoire à partir de ces informations et assurer l'impact". DART, l'impacteur qui porte donc le nom de la mission, frapperait ainsi Didymoon à une vitesse de 6 km/seconde. L'objectif de ce sacrifice: "faire dévier Didymoon de son orbite initiale en modifiant sa vitesse", illustre le Parisien.

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