La Hongrie met fin à sa campagne contre Soros

13 Juillet, 2017, 03:34 | Auteur: Christine Vaugrenard
  • LA HONGRIE SOMMÉE PAR L'UE DE REVOIR SA LOI SUR L'ENSEIGNEMENT

Le gouvernement hongrois a annoncé qu'il mettrait fin le 15 juillet à sa campagne d'affichage visant le milliardaire américain George Soros et considérée par des organisations juives comme susceptible d'attiser des sentiments antisémites.

Des milliers d'affiches financées par le gouvernement ont fait leur apparition: un portrait rieur de l'homme d'affaires américain y figure, accompagné du commentaire: "ne laissons pas Soros rire le dernier".

"Israël déplore toute expression d'antisémitisme dans quelque pays que ce soit et se place aux côtés des communautés juives partout dans le monde quand elles font face à la haine", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le slogan fait directement allusion aux accusations récurrentes du pouvoir hongrois, selon lequel le financier de 86 ans, dont la fondation finance de nombreuses ONG en Europe centrale et dans les Balkans, chercherait à s'ingérer dans la politique intérieure en poussant la Hongrie à accueillir des réfugiés.

Le gouvernement de Viktor Orban a refusé d'annuler la campagne, invoquant son devoir de défendre la patrie. Il a accusé le "milliardaire spéculateur" de vouloir utiliser sa fortune et les associations qu'il soutient pour "installer un million de migrants" en Hongrie et dans l'Union européenne.

"Cela était le seul but de la déclaration faite par l'ambassadeur d'Israël en Hongrie".

"Elle [la déclaration de l'ambassadeur, ndlr] ne voulait d'aucune façon délégitimer la critique adressée à George Soros qui attaque systématiquement les gouvernements israéliens démocratiquement élus en finançant des organisations qui diffament l'État juif et dénie son droit à se défendre", souligne le document.

Selon une source non identifiée du parti Fidesz de Viktor Orban citée par un site internet d'information hongrois, le gouvernement voudrait éviter tout embarras avant la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le 18 juillet.

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