Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en Syrie

10 Juillet, 2017, 12:11 | Auteur: Christine Vaugrenard
  • Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Donald Trump à Hambourg en Allemagne le 7 juillet 2017

Ainsi, les deux hommes ont-ils confirmé l'accord élaboré par les sherpas des deux pays sur l'instauration d'un cessez-le-feu à compter d'aujourd'hui même dans une région du sud-ouest de la Syrie, c'est-à-dire celle de Raqqa où les FDS peinent à éliminer les derniers retranchements de Daesh qui a même réussi à repousser une de leurs dernières offensives, preuve que la victoire n'est pas aussi immédiate qu'on ne l'avait crié voici deux ou trois jours, lorsque le porte-parole de la coalition internationale l'affirmait complètement acquise.

Il y a eu une "alchimie positive" entre les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine lors de leur premier tête à tête vendredi lors du sommet du G20, a déclaré le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson. "Dans cette zone, il y aura un cessez-le-feu à partir de midi heure de Damas, à partir du 9 juillet", avait-il ajouté. Pour Rex Tillerson, "il s'agit là d'une première indication montrant que les Etats-Unis et la Russie sont capables de travailler de concert sur la Syrie".

" La situation est globalement calme sur les fronts dans les provinces de Deraa, Qouneitra et Soueida", a fait savoir Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH selon lequel les combats entre les rebelles et l'armée Syrienne se sont arrêtés depuis ce matin. Mais " nous avons le sentiment et ils ont le sentiment que si nous voulons un règlement du conflit syrien il faut que nous soyons tous les deux impliqués ".

Ces provinces font partie des zones de désescalade du plan conclu en mai entre la Russie et l'Iran, alliés du régime de Damas, ainsi que de la Turquie.

"Nous saluons toute mesure qui permet aux armes de se taire et facilite l'avènement de la paix", a-t-il dit à Reuters.

Moscou estime que la zone de "désescalade" prévue dans le sud du pays ne peut être mise en place qu'avec l'accord des Etats-Unis et de la Jordanie, pays frontalier de la Syrie.

L'objectif de l'accord est notamment de " permettre l'accès de l'aide humanitaire " dans cette zone, selon ce responsable jordanien qui a précisé que l'arrangement devait " contribuer à créer un environnement favorable " en vue d'une solution politique au conflit.

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