Demandeurs d'asile : 12.500 places d'hébergement créées entre 2018 et 2019

12 Juillet, 2017, 16:38 | Auteur: Eugenie Lecerf
  • DR                       Le gouvernement annonce 9% d'hébergement supplémentaire pour les demandeurs d'asile

"Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que la France doit être".

Lors de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Edouard Philippe en avait dévoilé les grandes lignes la semaine dernière: d'une part "réduire les délais moyens" d'instruction des demandes d'asile "de 14 à 6 mois", et d'autre part "obtenir l'éloignement effectif" des déboutés, "qui sont en réalité des migrants économiques".

Son projet prévoit à l'inverse l'expulsion immédiate de ceux qui ne peuvent pas prétendre au statut de réfugié. Un total de 12 500 places d'hébergement pour les demandeurs d'asile et les réfugiés vont être créées d'ici à 2019. Par ailleurs, il a indiqué que "5.000 places" seront créées sur la même période pour aider les réfugiés à accéder au logement.

Edouard Philippe a souhaité que le délai de traitement des demandes d'asile soit réduit "considérablement". Cela impliquera notamment d'augmenter les moyens de l'OFPRA et de déconcentrer ses missions.

Pour "refonder la politique d'intégration " afin de "garantir l'égalité des chances des réfugiés ", il a promis de mettre l'accent sur la formation et de "doubler progressivement " les quotas d'heures de français (200 actuellement) proposées aux réfugiés.

Un délégué interministériel, placé sous la houlette du ministre de l'intérieur, sera nommé, a précisé Édouard Philippe, sans toutefois donner de date.

Renvoi des déboutés. Les migrants déboutés de leur demande feront "systématiquement" l'objet d'une mesure de reconduite.

"Nous devons faire en sorte que les migrants économiques comprennent qu'il ne sera pas possible d'accueillir la totalité des migrants dans notre pays", a-t-il ajouté. En 2016, "moins de 25.000 personnes ont quitté le territoire" sur 31 000 obligations prononcées.

Le chef du gouvernement qui a déclaré que ces mesures allaient faire l'objet d'un projet de loi "en septembre 2017", a affirmé vouloir faire preuve de "beaucoup d'humilité" car, a-t-il dit, "j'ai parfaitement conscience que la question qui nous occupe aujourd'hui est une question difficile". "Nous devons améliorer ces chiffres qui ne sont pas satisfaisants", a-t-il martelé.

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