Un maire de l'Eure soupçonné d'avoir agressé Nathalie Kosciusko-Morizet

18 Juin, 2017, 00:34 | Auteur: Elisee Beauvilliers

Il a été placé en garde à vue à 8h30 "pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public", après cet incident survenu sur un marché du Ve arrondissement, a confié une source proche du dossier à l'AFP.

Un homme soupçonné d'avoir agressé jeudi Nathalie Kosciusko-Morizet a été interpellé ce samedi matin.

Selon les informations de franceinfo, l'homme s'appelle Vincent Debraize. Une information relayée par François Vignolle, le directeur adjoint de la rédaction de la chaîne M6 sur son compte Twitter.

Nathalie Kosciusko-Morizet est sortie de l'hôpital le 16 juin. "C'est votre faute si on a Hidalgo aujourd'hui comme maire" à Paris, lui a-t-il aussi dit, lançant: "Retournez dans l'Essonne!", dont elle est députée actuellement.

"Elle, à ce moment-là, met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure", dit-il. Son agresseur s'est enfui en courant vers la bouche de métro la plus proche.

Jusqu'à la fin de la campagne pour le second tour des élections législatives, ce vendredi soir, les rendez-vous de la candidate investie par Les Républicains dans la 2e circonscription de Paris seront honorés par sa suppléante, Dominique Stoppa-Lyonnet, a précisé l'équipe de l'ex-ministre. "Elle avait été agressée par un passant alors qu'elle distribuait des tracts sur un marché de la capitale". Elle a ensuite été transportée à l'hôpital Cochin où elle subit des examens médiaux approfondis. Elle était en plein tractage lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années l'avait prise à partie.

Il est arrivé nettement en tête du premier tour avec 41,81% des voix contre 18,13% pour Nathalie Kosciusko-Morizet.

L'ancienne ministre s'est exprimée très succinctement, remerciant le personnel de l'hôpital, le Premier ministre Edouard Philippe pour sa visite et le président de la République Emmanuel Macron qui lui a envoyé "un message". Gilles Le Gendre (LREM), en ballotage favorable face à Nathalie Kosciusko-Morizet, a même suspendu sa distribution de tracts pour rester à égalité avec NKM.

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