#Trump Trump à ses partisans : "Nous allons nous battre et gagner "

19 Juin, 2017, 11:38 | Auteur: Valentin Naude
  • Chronologie de l'enquête sur la possible ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016 jusqu'au limogeage du chef du FBI James Comey

Le président américain, qui avait observé un comportement réservé lors de la déposition sous serment de James Comey jeudi, est sorti de sa réserve vendredi, en deux temps, pour répondre aux déclarations de l'ex-directeur du FBI qu'il avait limogé le 9 mai.

Un tweet qui maintenant risque fort de nuire au président américain car ce message sous - entend qu'il a enregistré son entrevue avec l'ancien directeur du FBI à l'insu de celui-ci.

"Malgré tant de faux témoignages et de mensonges, confirmation totale et complète.et WOW, Comey est une balance!" Pendant son audition, James Comey a affirmé qu'il pensait que Trump l'avait limogé en raison de l'enquête " russe " du FBI. "Je suppose que c'est lié à la façon dont j'ai mené cette enquête", a-t-il simplement répondu. L'ancien directeur a blâmé le président pour lui avoir intimé d'abandonner un volet de l'enquête russe sur un proche, Michael Flynn. "Bien que la loi n'exige aucun motif pour renvoyer un directeur du FBI, l'administration a choisi de me diffamer ainsi que le FBI, et c'est le plus important, en affirmant que l'agence était en déroute, qu'elle était mal gérée, et que les employés avaient perdu confiance dans leur directeur".

La première réaction de la Maison Blanche est sibylline: " le président n'est pas un menteur ".

James Comey assure que Donald trump ne lui a pas demandé d'"arrêter" l'enquête sur l'ingérence russe lors des élections aux États-Unis.

Après chaque entretien avec le président, Comey prenait des notes pour se souvenir de leur échange.

James Comey a déclaré ce jeudi que le président lui avait demandé de "dissiper le nuage " créé par l'enquête russe.

Mais il a confirmé que Donald Trump lui avait demandé sa "loyauté", alors même qu'il supervisait les investigations sur une éventuelle collusion entre des membres de l'équipe de campagne du républicain et Moscou. "Mon bon sens me disait qu'il voulait quelque chose en échange de m'accorder ma demande de rester à mon poste", a-t-il notamment lâché, alors que son mandat courait jusqu'en 2023. "Il a dit qu'il songeait à me demander de faire une enquête sur l'incident pour prouver qu'il n'avait pas eu lieu". C'est ce que les enquêtes parlementaires chercheront à établir. Cependant, il a précisé que ses paroles ont bien été ressenties "comme une instruction".

Dans une salle comble, mitraillé par une cinquantaine de photographes, James Comey a raconté en détails, et sans jamais se départir de son flegme, sa gêne lors de conversations privées avec le locataire de la Maison Blanche. "Ce sont des mensonges purs et simples", a-t-il clamé.

Dans un tweet en mai, Donald Trump avait sous-entendu qu'il détenait des enregistrements de ces discussions, susceptibles de contredire la version de l'ex-policier.

Cet aspect du dossier intéressait particulièrement les sénateurs car il pouvait trahir une tentative d'obstruction à la justice de la part de l'hôte de la Maison blanche. Ignorant sciemment que James Comey, dans son audition, a pris soin de dire que ses notes n'étaient pas classifiées, précisément afin qu'elles puissent être disséminées facilement en interne. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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