Radio France: Castaner admet que Bayrou a appelé "pour se plaindre"

17 Juin, 2017, 20:17 | Auteur: Elisee Beauvilliers
  • François Bayrou répond à Édouard Philippe et revendique sa liberté de ton

" Je comprends parfaitement que l'homme François Bayrou ait été agacé peut-être (...) par la façon dont les questions étaient posées, avec beaucoup de pression probablement, sur des gens qui ne s'y attendaient pas", a affirmé le chef du gouvernement, avant d'ajouter: " Il se trouve que, quand on est ministre, on n'est plus simplement un homme animé par ses passions ou sa mauvaise humeur, ou par son indignation.

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a invoqué mercredi la "culture" du "off" avant de reconnaître que François Bayrou avait bien appelé Radio France "pour se plaindre" d'une enquête menée sur le MoDem, excluant cependant toute "menace" du Garde des Sceaux. Surtout, il avait affirmé avoir réalisé cet appel en-dehors de ses fonctions: "Ce n'est pas le ministre de la justice ni le président du Modem qui a appelé, c'est le citoyen", s'était-il justifié. "Il explique qu'il voit passer dans son bureau des salariés qui pleurent, et qu'il se doit de les protéger".

Christophe Castaner a estimé mercredi que "toute tentative d'influence" de ministres auprès de médias était "nocive au fonctionnement démocratique", "c'est un principe absolu".

Le Premier ministre avait rappelé M. Bayrou, accusé de pressions sur Radio France à propos du traitement médiatique de l'affaire des assistants parlementaires, à son devoir d'"exemplarité" en tant que ministre.

"Chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire à des Français, à des responsables, qu'ils soient politiques, qu'ils soient journalistiques, qu'ils soient médiatiques, chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire, je le dirai", a déclaré le patron du MoDem, en marge d'un déplacement à Lens (Pas-de-Calais) pour soutenir un candidat de son parti aux législatives.

"Il va y avoir un groupe (MoDem, ndlr) important, c'est la résurgence d'un mouvement très important dans l'histoire politique de la France", s'est rassuré François Bayrou mercredi.

Le maire de Pau a aussi à nouveau défendu mercredi sa "liberté de parole" au sein d'un gouvernement particulièrement soucieux de maîtriser sa communication.

"Je ne cherche pas à être latéral dans la majorité, je cherche à être central dans la majorité, enfin je veux dire le MoDem cherche à être central dans la majorité", a-t-il dit.

"Il y a une règle qui a été édictée et qui ne dépend pas des ministres, régaliens ou pas".

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