Londres compte sur une issue "heureuse", les négociations officiellement ouvertes — Brexit

19 Juin, 2017, 12:50 | Auteur: Eugenie Lecerf
  • Londres est supposé quitter l'Union européenne fin mars 2019 soit deux ans après le déclenchement officiel de la procédure de sortie par Mme May le 29 mars dernier

LONDRES, 18 juin (Reuters) - David Davis, ministre britannique chargé du Brexit, a affirmé dimanche matin qu'il n'était pas question de douter de l'issue des négociations qui vont s'ouvrir ce lundi entre le Royaume-Uni et l'UE.

Près d'un an après le référendum sur l'UE du 23 juin 2016, l'UE et le Royaume-Uni entament lundi des négociations destinées à définir les modalités du divorce. Encore très populaire au mois d'avril, la dirigeante de 60 ans a perdu en quelques semaines une bonne partie de son crédit.

Il y a d'abord eu les élections législatives anticipées du 8 juin, au terme desquelles May a perdu sa majorité absolue au Parlement, après une campagne dont le Daily Mirror se demande s'il ne s'agissait pas de la "pire" de l'histoire.

Puis sa réaction à l'incendie de la tour Grenfell à Londres. Alors que le pays est sous le choc, la Première ministre se rend sur place sans rencontrer la population.

Theresa May est susceptible de voir son autorité être remise en cause par les élus eurosceptiques du parti conservateur si elle modère ses projets en matière de Brexit, rapporte le Sunday Telegraph, citant des sources proches du parti. Elle le fera le lendemain, mais trop tard: elle est accusée de n'avoir pas su prendre la mesure de ce drame qui a fait des dizaines de morts.

Le Royaume-Uni abordera donc les négociations les plus importantes de son histoire récente dirigé par un exécutif très fragilisé, ne disposant même pas de la garantie absolue qu'il passera le vote de confiance à la reprise des travaux parlementaires mercredi. Une situation qui a conduit des responsables conservateurs à appeler la première ministre à renoncer au Brexit "dur" qu'elle prône, soit une sortie du marché unique européen afin de reprendre le contrôle de ses frontières et de limiter l'immigration européenne.

Mais il a aussi souligné que la mise en oeuvre du Brexit signifiait sortir du "marché unique" et de "l'union douanière".

Pour le moment, "rien n'a changé" quant à la ligne du gouvernement, a insisté pour sa part David Davis.

En contrepartie, le Royaume-Uni attend de la réciprocité pour ceux de ses propres ressortissants qui étaient établis dans des pays de l'Union européenne avant le 29 mars, date à laquelle Theresa May a activé l'article 50 du traité européen qui a formellement enclenché la procédure de divorce.

M. Barnier a indiqué fin mai espérer un accord sur ces trois points " entre octobre et décembre 2017 ".

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