Les principales personnalités politiques élues au second tour — Législatives

20 Juin, 2017, 02:07 | Auteur: Valentin Naude
  • France/Législatives : majorité absolue pour LREM-Modem avec 325 sièges à dimanche minuit

Il est possible de constater que les prévisions sont déjà confirmées par des résultats incomplets calculés sur la base de 97% des inscrits.

La droite (LR, UDI et divers droite) obtient 137 sièges.

Le second tour n'a fait que consolider cette tendance, confirmant les prévisions et apportant quelques surprises inattendues. Mais ce triomphe annoncé a quelque peu refroidi l'enthousiasme de la moitié des électeurs qui ont boudé les urnes, surtout que les "convocations" ont été nombreuses depuis les primaires de la droite et du Parti socialiste.

Sont en revanche battus les anciens ministres Marisol Touraine, Jean-Jacques Urvoas, Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri et la députée LR Nathalie Kosciusko-Morizet.

Parmi ces élues pro-Macron, l'avocate Laetitia Avia, 31 ans, est devenue dimanche l'une des toutes premières femmes d'origine africaine élues à l'Assemblée nationale. Le PS et ses alliés auraient 49 sièges, la France Insoumise et le PCF 30, le Front national 8.

Vainqueur dans le nord de la France d'un duel contre une candidate pro-Macron, l'élu d'extrême droite Ludovic Pajot, 23 ans, sera le benjamin de l'Assemblée nationale. Il s'agit de Bernard Brochand, député LR et candidat à sa propre succession dans la 8e circonscription des Alpes-Maritimes.

59 ministres ou anciens ministres depuis 1995 étaient également sur la ligne de départ, pour seulement 20 vainqueurs. L'ex-candidat à la présidentielle a aussi affirmé que son parti aurait un groupe parlementaire qui effectuera une "résistance sociale" aux projets du gouvernement.

La féminisation de l'Assemblée nationale est un fait marquant de ce scrutin. Il a remporté 64,53% des suffrages contre 35,47%.

L'écrasante victoire du parti fondé par Emmanuel Macron au second tour des législatives fait peser une responsabilité particulière sur le Président, considère Konstantin Kossatchev, chef de la commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe). Un temps utile pour amorcer la rénovation de fond en comble du parti. Son mouvement est crédité de 16 sièges, de quoi constituer un groupe sans le Parti communiste qui obtiendraient 10 sièges. Un record aggravé par rapport à celui du premier tour établi dimanche dernier (51,30%) et qui place ces élections législatives aux niveau de scrutins traditionnellement moins mobilisateurs, comme les européennes, les régionales ou les cantonales. "Elle réside dans le rejet par la plupart des électeurs des partis et des candidats "traditionnels", primo, et dans une fatigue générale de la politique (basse activité électorale), secundo". "Maintenant ce n'est plus En marche!, mais En avant!", résumait dimanche Jean-Paul Delevoye, le "M. investitures" du parti présidentiel, à la fois "content du résultat" mais aussi saisi par "la gravité et la responsabilité".

Évoquant la faible participation du second tour à 43% d'abstention, Édouard Philippe a estimé que "l'abstention n'est jamais une bonne nouvelle pour la démocratie" et affirmé que "pour sa part le gouvernement l'interprète comme une ardente obligation de réussir". Parmi eux, 3,02% ont voté blanc et 1,29% nul.

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