Le Qatar juge "sans fondement" la liste publiée par l'Arabie saoudite

18 Juin, 2017, 22:58 | Auteur: Christine Vaugrenard
  • Crise diplomatique dans le Golfe

Les personnes et les organisations figurant sur cette liste "sont liées au Qatar et sont au service d'un programme politique suspect du Qatar", indique le communiqué commun rendu public hier par l'Arabie Saoudite, les Émirats et le Bahreïn, ainsi que l'Égypte. Ils ont été suivis par la Mauritanie.

Le ministre a exclu que la crise prenne une dimension militaire.

La question ne porte pas sur "un changement de régime" mais sur la nécessité d'un "changement de politique", a-t-il dit au nom de son pays et de l'allié saoudien.

Le Qatar accusé de "soutenir le terrorisme".

" Ce que nous disons au Qatar, c'est que vous êtes un voisin mais que vous devez respecter les règles de la sécurité collective et que si vous ne respectez pas ces règles, vous êtes seul ".

- Conditions et exigences -M.

Emboîtant le pas à l'Arabie Saoudite et à ses alliés, Nouakchott justifie sa décision de boycott par l'intention du Qatar de "semer le chaos et l'agitation dans plusieurs pays arabes". Il a assuré que Doha pouvait tenir "éternellement" malgré le blocus qui lui est imposé, ajoutant que le Qatar "respectait" ses engagements internationaux et qu'à ce titre, il ne couperait pas ses livraisons de gaz aux Émirats arabes unis, l'un des trois pays du Golfe à avoir rompu avec lui. "Le catalogue est vaste".

La cessation des relations entre les pays du Golfe, ainsi que l'Egypte, conduit également à la suspension des échanges terrestres, aériens et maritimes.

La France entretient avec l'Arabie saoudite et le Qatar d'importantes relations économiques, militaires et stratégiques, obligeant les diplomates à un délicat exercice d'équilibre. Ces développements sont un sérieux revers pour le Qatar qui, indépendamment de son rôle régional, se targue d'organiser la Coupe du monde de football en 2022.

Mardi, le président américain avait provoqué la stupeur en apportant, dans une série de tweets matinaux, un soutien tacite à l'isolement du Qatar par les pays de la région, suggérant que le petit État du Golfe finançait l'extrémisme. Trump a estimé que ce qui est arrivé au Qatar "est le début de la fin du terrorisme".

Riyad, Manama et Abou Dhabi ont justifié cette rupture avec le Qatar par son "soutien au terrorisme", y compris à Al-Qaïda, au groupe État islamique (EI) et à la confrérie des Frères musulmans.

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