Le bisphénol A reconnu pour ses propriétés de perturbation endocrinienne par l'ECHA

20 Juin, 2017, 13:24 | Auteur: Christine Vaugrenard

"Cette décision aura pour conséquence une obligation pour l'industrie de notifier à l'ECHA la présence de la substance dans les articles fabriqués ou importés et d'informer l'acquéreur d'un article de la présence de BPA. Le Bisphénol A sera alors ajouté à la liste des substances extrêmement préoccupantes de l'annexe 3 de l'Ordonnance sur les produits chimiques (OChim), probablement lors de sa prochaine révision début 2018". Les publications scientifiques se sont multipliées ces dernières années pour mettre en évidence les effets néfastes du BPA sur la santé (interfère dans le système hormonal notamment) et l'environnement, même à très faible dose.

Le Comité des Etats Membres-MSC de l'ECHA-Agence européenne des produits chimiques considère à l'unanimité que le bisphénol A est un perturbateur endocrinien. C'est aussi la première fois que le bisphénol A est officiellement admis comme un perturbateur endocrinien. "L'inscription du BPA sur la liste des substances extrêmement préoccupantes ouvre la possibilité d'en limiter l'usage, en conditionnant son utilisation à l'octroi d'une autorisation temporaire et renouvelable", indique l'ANSES. "Cela permettra de protéger plus efficacement l'environnement, les travailleurs et la population ". "Sa toxicité est maintenant reconnue comme "substance extrêmement préoccupante" ("very high concern"), soit le plus haut niveau de toxicité selon les critères de REACH, sur la base des effets sur le développement de la glande mammaire, les fonctions cognitives et le métabolisme", explique son président, le médecin André Cicolella. En France, depuis le 1er janvier 2015, le bisphénol A est interdit dans les contenants alimentaires. Mais malgré son interdiction, cette substance continue d'être employée dans " près d'une soixantaine de secteurs d'activité potentiellement utilisateurs de cette substance en France", souligne l'Anses.

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