L'agresseur présumé de NKM reconnaît l'avoir insultée mais nie toute violence physique

20 Juin, 2017, 14:45 | Auteur: Elisee Beauvilliers
  • Affaire NKM: l’avocat du maire eurois s’explique

Avant d'apporter des éléments nouveaux. "Il reconnait sa présence sur les lieux et un échange verbal mais pas les insultes".

Les enquêteurs ont entendu son récit et celui de Nathalie Kosciusko-Morizet lors d'une confrontation samedi après-midi mais leurs versions s'opposent. Selon lui, Vincent Debraize aurait bien provoqué verbalement la candidate, mais elle lui aurait lancé également un "Dégage connard!". Lachenaud n'a pas tenté "de fuir", mais est parti avoir été menacé par trois hommes et avait peur "de se faire casser la figure".

Il sera jugé pour violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours et outrage sur personne chargée d'une mission de service public, précise-t-on de même source.

Il a reconnu avoir insulté la politicienne mais nie l'avoir touchée.

Soupçonné d'être l'auteur de l'agression de NKM, un homme a été interpellé ce samedi matin aux alentours de 8h30 avant d'être placé en garde à vue pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public selon les informations de LCI. Vincent Debraize, 55 ans, maire sans étiquette du village de Champignolles (moins de 40 habitants), dans l'Eure, arrivé menotté au tribunal, a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'entrer en contact avec sa victime et de paraître aux abords de son domicile. "Et il leur a expliqué pourquoi", a raconté au Parisien un colistier de l'intéressé.

Nathalie Kosciusko-Morizet a reconnu dimanche sa défaite aux élections législatives dans la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe et VIIe arrondissements).

"Ce soir, malgré un net sursaut des électeurs en faveur de ma candidature par rapport au premier tour, Gilles Le Gendre a remporté l'élection législative", a admis l'ancienne ministre sur son compte Facebook.

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