L'agresseur présumé de NKM présenté devant le tribunal lundi après-midi

20 Juin, 2017, 16:37 | Auteur: Elisee Beauvilliers
  • Agression de NKM : L'homme identifié et placé en garde à vue

Le procès de l'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet a été renvoyé au 11 juillet, a décidé aujourd'hui le tribunal correctionnel de Paris qui devait le juger en comparution immédiate dans l'après-midi. Il a ensuite été placé en garde à vue avant d'être déféré dimanche soir au palais de Justice de Paris. Les suites procédurales le concernant devraient être connues lundi à la mi-journée, a précisé cette source.

Celui qui est maire de Champignolles, un petit village de l'Eure, va être jugé des chefs de violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours sur personne chargée d'une mission de service public et outrage sur personne chargée d'une mission de service public, a-t-on appris de sources judiciaires.

Présenté à un juge ce lundi 19 juin, Vincent Debraize a été laissé libre jusquà sa comparution, avec cependant l'interdiction d'approche Nathalie Kociusko-Morizet. En effet, l'homme avait eu une altercation jeudi dernier qui avait provoqué la chute et l'évanouissement de l'ancienne ministre sur un marché de Paris où elle était en campagne électorale. Il a reconnu avoir insulté la candidate, avoir arraché les tracts et les avoir jetés en sa direction, c'est ce que conteste la victime qui assure avoir été bousculée. Nathalie Kosciusko-Morizet s'est protégée le visage avant de chuter au sol puis elle a perdu connaissance. "En revanche, il nie tout contact physique et avoir bousculé" la candidate LR comme cette dernière l'affirme, a rapporté une source proche de l'enquête.

D'après le récit d'une journaliste de l'AFP, la candidate de 44 ans distribuait des tracts sur le marché de la place Maubert dans le Ve arrondissement lorsqu'un homme les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant de "bobo de merde".

De l'autre côté, Maître Autain, avocat de NKM, n'a pas changé de version: Vincent Debraize aurait bel et bien attaqué sa cliente à deux reprises, et ne chercherait qu'à faire "le buzz".

Photographié lors de la scène, il avait été identifié sur la base de témoignages et grâce aux images de vidéosurveillance.

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