L'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet nie les faits — France

18 Juin, 2017, 20:40 | Auteur: Valentin Naude
  • NKM victime d'une agression

A la veille du second tour des législatives, l'homme soupçonné d'avoir agressé l'ex-ministre française Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) âgé de 55 ans, s'est rendu de lui-même samedi matin à la convocation des policiers chargés de l'enquête sur cette agression qui avait provoqué la chute et l'évanouissement de la candidate LR aux législatives à Paris, a-t-on appris de source proche du dossier.

Devant la police, le suspect a nié "les faits" de violence et les accusations d'agressions verbales, a déclaré à l'AFP Xavier Autain, l'avocat de NKM.

L'ancienne ministre, en ballottage défavorable face au candidat de La République en marche (REM) Gilles Le Gendre, distribuait des tracts sur le marché de la place Maubert dans le 5e arrondissement lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant notamment de " bobo de merde", selon une journaliste de l'Agence France-Presse.

Bousculée par un passant, elle a chuté et perdu connaissance pendant plusieurs minutes avant d'être transportée à l'hôpital Cochin, où elle a été gardée en observation jusqu'à vendredi.

Après cette agression, l'homme avait pris la fuite et était parti vers la bouche de métro la plus proche. Le parquet de Paris, qui a confirmé au Point son placement en garde à vue, avait ouvert une enquête pour " violences volontaires ", enquête confiée au 3e district de police judiciaire de la capitale.

" Il a été identifié après des témoignages et grâce à l'exploitation de la vidéo-surveillance", a expliqué une source policière. La suppléante de NKM, Dominique Stoppa-Lyonnet a lu un message de la candidate, remerciant "du fond du coeur pour toutes vos marques d'affection et pour l'organisation de ce rassemblement" les participants, dont de très nombreux élus parisiens Les Républicains, Pierre-Yves Bournazel, Florence Berthout, Philippe Goujon ainsi que le sénateur Roger Karoutchi. Eliminé au premier tour avec 4,51% des voix, Henri Guaino faisait partie des deux dissidents LR à défier l'ancienne ministre.

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