La position du PS critiquée par des députés socialistes

25 Juin, 2017, 19:10 | Auteur: Elisee Beauvilliers
  • Cambadélis

Une semaine après sa désastreuse défaite aux législatives, le Conseil national du Parti socialiste était réuni ce samedi 24 juin à la Maison de la Chimie à Paris pour décider si oui ou non il allait voter dans une dizaine de jours la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe. Ils appellent à ne pas voter la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, le 4 juillet prochain, à l'issue du discours de politique générale du Premier ministre. "Nous ne voterons pas la confiance à ce gouvernement", peut-on lire dans la résolution, reprenant le consensus qui a émergé mardi en bureau national. "Et donc nous ne voterons pas la confiance", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis. Statutairement, les décisions du Conseil national s'imposent aux parlementaires, même si ceux-ci jouissent constitutionnellement d'une liberté de vote. Des représentants de l'aile gauche du parti, comme Guillaume Balas ou Marie-Noëlle Lienemann, souhaiteraient pour leur part que le conseil national se prononce pour un vote "contre" la confiance, excluant donc l'abstention. Les membres de la motion majoritaire plaidaient quant à eux pour en rester à une formulation plus consensuelle, qui permette d'obtenir l'unanimité. "Je suis pour un vote net, qui est un vote contre, mais si on parle de bienveillance alors il faut commencer à intégrer cette bienveillance pour nos propres amis". Les députés PS, comme Delphine Batho, qui a indiqué au Figaro qu'elle ne se sentait pas obligée de suivre la consigne de son parti, seront donc libres de leur choix.

Faudra-t-il les exclure du groupe s'ils contreviennent à la décision du parti?

Réélu jeudi à la tête des rescapés du groupe PS et apparentés, le député de Seine-et-Marne Olivier Faure a semblé espérer pouvoir encore convaincre ses collègues.

"Moi, je ne souhaite pas qu'on commence cette législature par des mesures de caporalisation".

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