La mise en examen de Marcel Jacob requise — Affaire Grégory

18 Juin, 2017, 00:33 | Auteur: Elisee Beauvilliers
  • Les multiples rebondissements de l'affaire Gregory

Le parquet général a requis la mise en examen de Marcel Jacob pour "séquestration" explique son avocat à l'Est-Républicain. Le couple est soupçonné d'avoir joué un rôle dans le meurtre de Grégory Villemin en octobre 1984. L'objectif des gardes à vue était notamment de mettre les suspects face aux contradictions pointées par Anacrim.

Une demande de placement en détention provisoire pour quatre jours, comme le prévoit la procédure menée devant la chambre de l'instruction, a également été requise à l'encontre de Marcel Jacob, selon l'avocat.

De source proche du dossier, la femme est restée mutique durant sa garde à vue et son mari s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien.

Cette affaire, qui est l'une des plus énigmatiques de l'histoire criminelle en même temps qu'un fait-divers très suivi par les médias et l'opinion, se concentre depuis le départ sur cette famille nombreuse, marquée par les rivalités et les jalousies.

Plus de trente ans après, de nouvelles inculpations dans l'affaire du petit Grégory.

Or, Jacqueline Jacob est désormais incriminée dans au moins un courrier de 1983, manuscrit et anonyme. Franceinfo fait le point sur ces deux mis en examen.

Le "clan Laroche" se retrouve ainsi cette semaine de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes envoyés par un mystérieux "corbeau". Le couple n'avait toutefois jamais été inquiété judiciairement.

La grand-mère, Monique Villemin, serait quant à elle l'auteur d'une lettre de menaces datant de 1989, adressée au juge Maurice Simon, alors chargé de l'instruction et décédé depuis. Les intéressés ainsi qu'une belle-sœur du père de Grégory, Ginette Villemin, ont été interpellés mercredi et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de l'enfant. Et les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins à leur domicile.

L'affaire n'en est pas à son premier rebondissement: en juillet 1985, le juge Jean-Michel Lambert avait opéré un revirement en portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin, finalement innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant.

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