Fuite de documents dans Libé: enquête ouverte après la plainte du ministère

16 Juin, 2017, 07:17 | Auteur: Christine Vaugrenard
  • Emmanuel Macron lors du premier tour de l'élection présidentielle le 7 mai 2017 au Touquet           Eric FEFERBERG- AFP  Archives

Les signataires de ce texte sont les sociétés de journalistes de l'AFP, d'"Alternatives économiques", de BFMTV, des "Echos", d'Europe 1, de "L'Express", de France 2, de la rédaction nationale de France 3, de "Libération", des JT de M6, de Mediapart, du "Monde", de "L'Obs", du "Point", de Premières Lignes Télévision, de Radio France, de RFI, de RMC, de RTL, de "Télérama", de "La Vie" et des rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre.

Une vingtaine de sociétés de journalistes se sont alarmées mardi, dans une tribune publiée sur plusieurs sites, de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement en matière d'"indépendance des médias" et de "protection des sources".

La semaine dernière, "deux ministres ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants quant à la manière dont ils conçoivent l'indépendance des médias et la protection des sources, ou plutôt leurs limites", soulignent les SDJ.

Le ministère du Travail a retiré sa plainte pour "recel", déposée après la publication dans Libération de documents présentés comme des "pistes" de la future réforme du Code du travail, mais maintenu sa plainte contre X pour "vol". Le gouvernement assure cependant que la plainte ne vise pas le journal mais le fonctionnaire à l'origine de la fuite. C'est ce qu'on pourrait penser, alors que le ministère du Travail a abandonné sa plainte pour recel, a appris LCI auprès de l'entourage de la ministre, Muriel Pénicaud.

"Il est inacceptable que des journalistes puissent, en démocratie, être considérés comme pénalement suspects de n'avoir fait qu'une chose: leur métier".

Cette conversation avait eu lieu mercredi, quelques heures avant la diffusion d'une enquête sur les emplois d'assistants parlementaires d'eurodéputés du MoDem.

Dans cette tribune baptisée "Le nouvel exécutif a-t-il un problème avec la liberté de la presse?", les journalistes relatent tout d'abord la volonté, le 18 mai dernier, de sélectionner les journalistes chargés de couvrir les déplacements du président Emmanuel Macron.

"Nous n'avons porté plainte contre Libération, assurait encore le Premier ministre, Edouard Philippe, mardi sur France Info. [Ce n'est] en aucun cas un message dirigé contre la presse, qui a non seulement un devoir d'information, mais une envie légitime d'informer".

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