Elections législatives en France - Nathalie Kosciusko-Morizet reconnaît sa défaite

19 Juin, 2017, 02:14 | Auteur: Elisee Beauvilliers
  • Nathalie Kosciusko Morizet a été victime d'une agression ce jeudi

Un homme a été placé en garde à vue samedi après avoir répondu à la convocation des policiers, soupçonné d'avoir agressé jeudi Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate LR aux législatives en campagne à Paris, qui avait perdu connaissance, a-t-on appris de source proche du dossier.

Son agresseur a quant à lui pris la fuite dans une bouche de métro tandis qu'un témoin s'était lancé à sa poursuite mais ce dernier était parvenu à lui échapper. Le choc de NKM a ému la classe politique et le Premier ministre, Édouard Philippe, est venu la visiter à l'hôpital.

"Il a été identifié après des témoignages et grâce à l'exploitation de la vidéo-surveillance", a expliqué une source policière à l'AFP. Photographié, son visage avait été diffusé dans les médias et le parquet de Paris avait ouvert une enquête immédiatement. "Je vais mieux. J'ai besoin encore de quelque temps pour récupérer", avait-elle déclaré à sa sortie de l'hôpital, vendredi à la mi-journée.

Est-ce la défaite d'Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy et candidat éliminé dès le premier tour dans la même circonscription que NKM, qui a provoqué la colère de Vincent Debraize?

Vendredi en fin d'après-midi, plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées sur les lieux de l'agression pour "dénoncer un acte odieux et inacceptable" et manifester "contre la violence en politique".

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Interrogé par franceinfo, Jean-Louis Hermier, adjoint au maire de Champignolles, assure que Vincent Debraize " n'est pas un homme violent ". Cette blonde au teint diaphane, qui avait échoué en 2014 à ravir la mairie de Paris à la gauche, est en ballottage défavorable dans sa circonscription parisienne face à un candidat de La République en Marche, le parti du président centriste Emmanuel Macron, pour le deuxième tour dimanche des élections législatives. L'adjoint au maire de Champignolles estime que "ça aurait été quelqu'un de banal, ça n'aurait pas pris autant d'ampleur". Le maire ne vient à Champignolles que le week-end pour tenir les permanences de la commune.

Vincent Debraize, l'agresseur présumé, a été placé en garde à vue ce samedi matin pour "des faits de violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public".

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