Trump se pose en victime d'une "chasse aux sorcières" sans précédent

19 Mai, 2017, 14:46 | Auteur: Eugenie Lecerf
  • Face aux scandales, Donald Trump dénonce un traitement injuste

Donald Trump tente de s'extirper de l'étreinte des scandales à répétition depuis qu'il a renvoyé James Comey, le patron du FBI, le 9 mai dernier.

"Je respecte l'initiative, mais toute cette histoire est une chasse aux sorcières et il n'y a aucune collusion à coup sûr entre ma campagne et moi-même - mais je peux toujours parler pour moi - et les Russes, zéro", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse commune avec le président colombien Juan Manuel Santos à la Maison Blanche.

New York Times, quotidien américain, a publié une information faisant état de la demande de M. Trump à M. Comey, avant la révocation de celui-ci, de mettre fin à l'enquête ouverte sur ses rapports avec la Russie lors de la présidentielle américaine. Selon les médias américains, le vice-Président Mike Pence serait un prétendant idéal à la Maison-Blanche.

L'affaire sur les soupçons de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump a connu un nouveau rebondissement mercredi.

La nomination confère à M. Mueller - qui dirigeait le FBI quand les attentats terroristes du 11 septembre sont survenus - de très amples pouvoirs afin qu'il détermine si des responsables de la campagne du président Trump ont comploté avec le Kremlin pour influencer l'issue du scrutin. Parmi les candidats principaux, c'est l'ex-sénateur de 75 ans Joe Lieberman qui semble tenir la corde corde pour remplacer James Comey. Mais de plus en plus d'élus du congrès réclamaient une enquête indépendante sur l'influence qu'aurait cherchée à exercer Moscou pour favoriser l'élection du républicain Donald Trump au détriment de la démocrate Hillary Clinton.

Sa nomination est une victoire pour l'opposition démocrate, qui la réclamait depuis longtemps. "J'ai estimé que la nomination d'un procureur spécial était nécessaire pour que le peuple américain ait pleinement confiance dans le résultat de l'enquête", a-t-il ajouté.

La Maison-Blanche a toutefois démenti cette information. Mais cela n'avait pas empêché Donald Trump de plébisciter Michael Flynn. Parmi ces contacts se trouvent des conversations téléphoniques entre l'ambassadeur russe à Washington Sergueï Kislyak et Michael Flynn. ", lui a demandé un journaliste jeudi".

Le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, rappelle inlassablement que la majorité continue de travailler malgré les turbulences, mais son message est inaudible. Kevin McCarthy s'est défendu mercredi soir en assurant qu'il s'agissait d'une "mauvaise plaisanterie".

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