Nucléaire, NDDL : Hulot sur la ligne Macron

19 Mai, 2017, 17:28 | Auteur: Valentin Naude
  • Un opposant au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 8 octobre 2016 sur le site

A propos de Notre-Dame-des-Landes, "il existe d'autres alternatives, la médiation qui va démarrer probablement en fera la démonstration", a-t-il estimé. Il assure que toutes les options sont sur la table. "Alléger la fiscalité, même si on peut avoir des divergences sur un point ou sur un autre, nous sommes d'accord aussi", a-t-il insisté.

Le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire hérite du casse-tête du projet d'aéroport, dont il fut un opposant historique.

Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a marqué sa détermination à mettre en oeuvre l'intégralité de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, adoptée en août 2015.

La loi de transition énergétique fixe en effet comme cap une part du nucléaire à 50% dans la production d'électricité, contre 75% à l'heure actuelle. La députée européenne EELV rappelle que Nicolas Hulot a décliné plusieurs postes de ministres: "s'il rentre dans le gouvernement de Macron, c'est qu'il a obtenu des engagements".

"Il est aussi dans l'intérêt national que la production nucléaire reste solide, performante et compétitive", a pour sa part déclaré Jean-Bernard Lévy lors de l'assemblée générale des actionnaires d'EDF ce jeudi.

L'annonce de l'entrée au nouveau gouvernement de l'animateur-producteur télévisé écologiste Nicolas Hulot, perçu comme réfractaire à l'énergie nucléaire dont EDF est l'un des principaux producteurs mondiaux, a fait chuter dans la foulée le titre du groupe à la Bourse de Paris. "Derrière le nucléaire, il y a des hommes et de femmes et donc les choses ne vont pas se dicter comme cela, il faut avoir une vision". Une pression qu'il a évoquée sur le plateau du 20h de France 2 ce jeudi soir.

S'agissant de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), Nicolas Hulot a confirmé sa fermeture, au terme du décret pris en avril par Ségolène Royal, qui l'a précédé.

"C'était le dernier acte politique de Ségolène Royal (ministre de l'Écologie jusqu'à mercredi dernier, ndlr) et j'ai promis de préserver l'acquis de Ségolène Royal et donc elle aura lieu (la fermeture, ndlr) dans la concertation", a-t-il déclaré.

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