Notre-Dame-des-Landes : un dossier brûlant pour Nicolas Hulot

20 Mai, 2017, 00:14 | Auteur: Valentin Naude
  • Après trois refus Nicolas Hulot accepte enfin d’entrer au gouvernement et prend la tête du ministère de la transition Ecologie et Solidaire

Répondant à la presse, Nicolas Hulot a repris les éléments de langage délivrés par Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, la veille, exhortant les troupes gouvernementales à la loyauté et à la discrétion dans l'expression de leur liberté d'expression: "Quand on est dans un gouvernement, on respecte les règles", a-t-il expliqué au sujet de ses divergences avec Edouard Philippe. Nicolas Hulot, nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, est un opposant historique. Deuxième des ministres dans l'ordre protocolaire, il entre pour la première fois dans un gouvernement après avoir été candidat malheureux à la primaire des Verts pour la présidentielle de 2012. Dans un des tout derniers décrets pris par le précédent gouvernement, (lire Maire info du 12 mai), les règles d'application de la loi de transition énergétique en la matière sont détaillées, et l'on sait que l'obligation de rénovation thermique concernera tous les bâtiments administratifs de plus de 2000 m².

Ainsi, les trois ministres d'Etat, Gérard Collomb (intérieur), Nicolas Hulot (transition écologique et solidaire) et François Bayrou (justice) viennent de trois horizons différents, de la Gauche pour le premier, de l'écologie politique (et la société civile) pour le second et du Centre pour le troisième.

José Bové a envoyé un message au nouveau ministre pour le féliciter et solliciter une entrevue dans les prochains jours pour évoquer différents dossiers. Opposées au projet qui prévoit le transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique, au sud de l'agglomération, vers Notre-Dame-des-Landes, à 20 kilomètres au nord de la ville, plusieurs centaines de personnes occupent une " ZAD " (Zone à défendre), et refusent de quitter le site. Le nouveau ministre est favorable à la sortie du nucléaire à moyen terme, et s'est également exprimé pour la fermeture de la centrale de Fessenheim, promise pour fin 2018. "J'espère que cette nouvelle donne offrira un terreau fertile pour le construire enfin", précise-t-il dans son communiqué. "Ma conviction, c'est qu'on n'a pas étudié toutes les alternatives", a-t-il souligné. "Il y a un chemin commun".

La position de Nicolas Hulot consiste à mettre EDF dans "une trajectoire compatible avec celle de la transition énergétique".

Il a confirmé l'objectif, pour 2025, de réduction de la part de l'électricité d'origine nucléaire de 75% à 50%.

La promesse de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus ancienne sur le territoire français, sera-t-elle tenue? Seuls Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron étant considérés comme ayant une approche un peu plus "exigeante" de l'écologie.

Sur l'environnement, "il faut casser les clivages traditionnels", pense celui qui a eu l'oreille des présidents Chirac, Sarkozy et Hollande et désormais de Macron dont il disait récemment: "il faut regarder si la conversion (à l'écologie) est cohérente, sincère, crédible ou pas".

Recommande: