Macron-Philippe taux de confiance mitigés dans l'opinion — Sondage

19 Mai, 2017, 17:48 | Auteur: Elisee Beauvilliers

Après la nomination controversée du premier ministre Edouard Philippe, une nouvelle étape a été franchie, mercredi 17 mai, avec celle du gouvernement.

Enfin, le ministre de la Défense du président Hollande, Jean-Yves Le Drian, premier poids lourd de la gauche à s'être prononcé en faveur du fondateur d'En Marche! obtient le porte-feuille des Affaires Etrangères.

François Bayrou, 66 ans et président du Mouvement démocrate (MoDem), formation politique du centre, devient ministre de la Justice. Il comptait parmi les ministres socialistes les plus populaires et avait notamment supervisé les opérations militaires françaises au Mali, en République centrafricaine, en Irak et en Syrie. Mais si l'on prend en compte les priorités du programme d'Emmanuel Macron, on retrouve la présence de plusieurs femmes à des ministères-clés: au Travail avec Muriel Penicaud, ou encore aux Affaires européennes avec Marielle de Sarnez. Avant Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient tenté de convaincre ce fervent défenseur de l'écologie.

Confirmés également, Gérard Collomb.

De son côté, Richard Ferrand, cheville ouvrière d'En Marche! et ministre de la Cohésion des territoires, a assuré que le gouvernement appliquerait "le projet présidentiel" d'Emmanuel Macron.

Ce gouvernement choisi par Emmanuel Macron a plutôt jeudi les faveurs de la presse. Le maire PS de Lyon, soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, devient ministre de l'Intérieur.

Le gouvernement comprend des personnalités de la société civile, comme l'ancien animateur de télévision et militant écologiste Nicolas Hulot, nommé à la transition écologique.

La promesse d'intégrer des membres de la société civile a aussi été tenue.

La désignation à l'Education nationale, très gros ministère toujours sensible, de Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'Essec, l'une des écoles de commerce les plus prestigieuses au monde, a déjà provoqué des commentaires inquiets à gauche.

Autres représentants de la société civile intégrés: une professeur de médecine, Agnès Buzyn, en charge de la Solidarité et de la Santé, une chercheuse et présidente d'Université, Frédérique Vidal, pour l'Enseignement supérieur et la recherche, ou encore l'ancienne directrice des transports publics parisiens, Elisabeth Borne, aux Transports. La diversité des parcours est aussi à noter: l'équipe ne compte que deux énarques (Bruno Le Maire et Sylvie Goulard), trois avec le premier ministre.

On ne note pas pour autant d'autres transfuges venus de la droite.

Au dernier rang, de gauche à droite: Mounir Mahjoubi (secrétaire d'État chargé du numérique), Marlène Schiappa (secrétaire d'État chargée de l'égalité des femmes et des hommes), Christophe Castaner (secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement), Sophie Cluzel (secrétaire d'État chargée de personnes handicapées).

Selon une étude Elabe pour Les Echos et Radio Classique, le président fraîchement élu serait crédité de 45% d'opinions favorables, beaucoup plus que Hollande à la fin de son mandat (26%) mais beaucoup moins que Hollande au début de celui-ci (58%).

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