Lieberman pressenti pour devenir le patron du FBI

19 Mai, 2017, 17:58 | Auteur: Valentin Naude
  • Trump peut-il être destitué ?

Donald Trump lui-même s'est lui-même défendu sur Twitter, de son "droit" à partager des informations concernant "le terrorisme et la sécurité aérienne". Robert Mueller va donc mener cette enquête à multiples facettes.

La nomination vise à isoler les investigations du pouvoir politique en réduisant au minimum la supervision de ce ministère, qui exerce la tutelle du FBI et donc sur les agents qui enquêtent depuis l'été dernier dans cette affaire mêlant politique et espionnage.

Selon Comey, dont le témoignage a été démenti par la Maison Blanche, ce geste du président, illégal, serait aussi graves que ceux que l'on avait reprochés à Richard Nixon, lors du Watergate.

Le porte-parole de Donald Trump maintient que les reportages sont inexacts, mais sans vouloir s'exprimer publiquement.

Pour Allan Lichtman, "s'il n'y a pas encore suffisamment de preuves pour effectivement le destituer de sa fonction, il y en a certainement assez pour au moins commencer une investigation" réalisée par un une commission totalement indépendante (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui).

Dernière révélation, selon le New York Times, Michael Flynn avait prévenu l'équipe du président élu qu'il faisait l'objet d'une enquête fédérale mais cela n'a pas empêché sa nomination. Le sénateur Blumenthal du Connecticut, se félicite de cette première décision: "Ce choix est chargé de signification".

Le président de la chambre Paul Ryan, tente de donner une ligne de conduite à ses élus: " Il nous faut des faits. La place boursière est désormais plombée par l'accumulation des déboires du président Donald Trump. L'éventualité d'une destitution de Donald Trump se propage parmi les républicains, alimentée par la dernière vague de scandales retentissant autour de la personnalité du Président américain, assure le magazine Politico. Elle prévoit que le président, le vice-président et tous les fonctionnaires civils ( comme par exemple les juges fédéraux, les secrétaires de la présidence) peuvent être mis en accusation et destitués pour "trahison, concussion, ou autres crimes ou délits majeurs" comme le rappelle un article de la revue française de science politique.

Dans l'histoire des États-Unis, une telle procédure n'a, pour l'heure, jamais abouti. C'est un cercle vicieux, potentiellement dévastateur parce que Trump multiplie les coups de force, voire les " crises d'autoritarisme " pour montrer qu'il est le chef; en oubliant qu'il est en démocratie et qu'il y a des règles. La légitimité de Trump est donc toute relative. On n'en est pas là non plus mais il est évident que chez ses adversaires, et même dans son propre camp, toutes les options sont actuellement étudiées pour se débarrasser de lui. Il n'a ainsi pas à informer le ministre de la Justice ou ses adjoints des avancées de son enquête et est autorisé à lancer des poursuites si nécessaire.

Le président a été contraint de renvoyer son conseiller à la sécurité à peine 24 jours après son entrée en poste, après que le Washington Post eut rapporté que celui-ci avait discuté des sanctions imposées à la Russie par l'ancien président Barack Obama avec l'ambassadeur russe aux États-Unis, Sergueï Kislyak, lors d'une conversation téléphonique tenue avant l'investiture de Trump, le 29 décembre.

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