Les femmes victimes de harcèlement dans les rues — La Chapelle

19 Mai, 2017, 20:34 | Auteur: Elisee Beauvilliers
  • Harcèlement de rue : des femmes désertent les rues d'un quartier de Paris

Une situation étouffante, insupportable et dégradante que nombre de femmes du quartier ont décidé de dénoncer dans une pétition pour prendre la mesure de ce fléau, le harcèlement de rue. "Certaines d'entre nous se terrent chez elles", déplorent-elles. Pour les femmes, la vie dans ce quartier parisien est devenueinsupportable. Les rues y sont désormais occupées par des groupes de dizaines d'hommes, notamment des vendeurs à la sauvette, des dealeurs, et surtout des migrants et des passeurs, qui harcèlent notamment les femmes. Celui de femmes et de jeunes filles qui ne peuvent plus sortir seules, porter une jupe ou un pantalon trop près du corps sans recevoir des bordées d'injures.

Un reportage qui a fait réagir le maire socialiste du XVIIIe arrondissement.

Au cours des derniers mois, le quartier La Chapelle-Pajol est en effet progressivement devenu une zone de non-droit.

Le quotidien interroge les femmes confrontées à ce quotidien invivable: "Ce sont des injures, des réflexions incessantes". L'ambiance est angoissante, au point de devoir modifier notre itinéraire, notre tenue vestimentaire. Par ailleurs, une femme de 80 ans reste retranchée chez elle depuis qu'elle a été agressée sexuellment sur le chemin de son domicile, rapporte Le Parisien. "Certaines ont même renoncé à sortir de chez elle", explique cette habitante du quartier de longue date.

Aurélie, 38 ans, ne reconnait plus le quartier dans lequel elle habite depuis 15 ans maintenant. Le café, en bas de chez moi, un bistrot autrefois sympa, s'est transformé en repaire exclusivement masculin et en permanence bondé: j'ai droit à mon lot de remarques lorsque je passe devant, d'autant plus qu'ils boivent énormément: il y a quelques jours, le simple fait de me mettre à ma fenêtre a déclenché un flot d'injures, et j'ai dû m'enfermer dans mon appartement.

Une autre habitante, Laure, se souvient de ce jour où prise de panique au milieu d'une bagarre de vendeurs à la sauvette, elle s'est mise à crier. "J'ai cru que ma dernière heure était arrivée". Puis, rendront compte, aux pouvoirs publics de leurs observations...

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