Le plan de table des membres du gouvernement — Conseil des ministres

19 Mai, 2017, 20:29 | Auteur: Eugenie Lecerf

Emmanuel Macron a nommé mercredi un gouvernement paritaire de 22 membres dont trois ministres d'Etat, le sénateur-maire (PS) de Lyon Gérard Collomb à l'Intérieur, l'ancien animateur de télévision Nicolas Hulot à la Transition écologique et le centriste François Bayrou à la Justice.

Confidentialité, discipline, solidarité et responsabilité doivent être la règle au sein du gouvernement, a insisté le chef de l'Etat lors de ce Premier conseil des ministres, selon les propos rapportés en fin de réunion par le nouveau porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. La parité y est respectée, avec onze femmes et onze hommes et autant de ministres de plein exercice de l'un comme de l'autre sexe, même si la présence du président et du Premier ministre fera pencher la balance du côté masculin.

Le premier gouvernement du quinquennat d'Emmanuel Macron a été annoncé mercredi 17 mai.

Malgré l'esprit réformiste du nouveau président de la République, l'organisation de ce premier conseil est régi par des règles strictes.

Le nouveau président "fixera à cette occasion les grandes orientations de son quinquennat et la feuille de route du gouvernement", mais aussi "la méthode de l'action gouvernementale qui doit reposer sur deux piliers: la collégialité, et l'action collective", explique-t-on à l'Elysée.

La présentation du gouvernement avait été retardée de 24 heures afin de vérifier la situation fiscale de chacun et l'absence de conflits d'intérêt, alors qu'Emmanuel Macron a fait de la "moralisation" de la vie politique une priorité, pendant une campagne présidentielle minée par les affaires.

Le porte-parole a évoqué aussi "la réforme du renseignement" et "la simplification de la vie administrative avec le droit à l'erreur" face à l'administration, l'un des points saillants du programme d'Emmanuel Macron. Ils seront "l'objet d'un examen, d'un renouvellement ou d'un changement (.) dans les semaines qui viennent", a spécifié le porte-parole du gouvernement, réfutant toutefois toute volonté de "chasse aux sorcières". "Le gouvernement est le reflet de l'effort de recomposition politique que nous souhaitons porter pour le pays", a encore assuré le Premier ministre, qui reconnaît à demi mot qu'il n'avait pas été simple d' "associer des personnalités dont l'engagement partisan a pu être à droite, à gauche ou au centre".

"Les ministres sont des militants de la majorité présidentielle, ils ne sont plus les militants de tel ou tel parti politique", a-t-il martelé.

Il est " évidemment bâti pour durer " au-delà des législatives, a assuré Édouard M. Philippe jeudi sur France Inter. "Donc bien sûr je participerai aux élections législatives et bien sûr j'essaierai de donner au président de la République la majorité dont il a besoin", a-t-il poursuivi. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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