L'ancien chef du FBI nommé procureur spécial dans l'enquête Trump-Russie

18 Mai, 2017, 15:50 | Auteur: Ingrid Allaire
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"Si l'administration américaine l'autorise, nous sommes prêts à fournir l'enregistrement de la conversation entre Lavrov et Trump au Congrès et au Sénat américains", a déclaré M. Poutine, lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre italien Paolo Gentiloni, en référence au scandale provoqué aux Etats-Unis par des révélations de la presse américaine selon laquelle M. Trump a livré des informations confidentielles au ministre russe des Affaires étrangères en le recevant dans son bureau.

Comme la veille, H.R. McMaster, qui a assisté à la fameuse rencontre, n'a pas explicitement démenti que des informations classifiées aient été partagées avec les responsable russes.

Ils soulignaient le risque que de telles informations se retrouvent entre les mains de l'Iran et de son allié, le mouvement terroriste chiite libanais Hezbollah, qui, comme la Russie, soutiennent le régime syrien.

Il est " clairement à Jérusalem " a réagi Sean Spicer, l'attaché de presse à la Maison Blanche. "Je pense que le directeur (Comey) nous aurait peut-être informé s'il y avait eu une demande de cette nature", a-t-il affirmé, jugeant qu'il faudrait " plus que des sources anonymes " pour le convaincre.

Ces informations avaient été communiquées par un partenaire des Etats-Unis qui n'avait pas donné l'autorisation à Washington de les partager.

"Mais si rien ne se passe, ou que ça se passe trop lentement, nous resterons vigilants", a-t-il ajouté sous couvert d'anonymat.

Un responsable de l'administration américaine a confirmé mardi soir à l'AFP des informations du New York Times selon lesquelles le renseignement partagé par le président américain provenait d'Israël où Donald Trump est attendu la semaine prochaine.

Mais la plupart des élus savent que le témoignage de James Comey sera déterminant pour l'avenir de la présidence Trump.

Mais ces affaires ont également contribué à semer la discorde dans le camp républicain, dont certains ténors sont depuis longtemps agacés par Trump. À l'instar du sénateur John McCain ou du chef de la Commission du renseignement Richard Burr, plusieurs ont exprimé publiquement leur mécontentement.

Avant son limogeage, le chef du FBI James Comey avait annoncé que ses services enquêtaient sur une éventuelle "coordination" entre l'équipe de campagne du milliardaire américain et la Russie. Ses alliés républicains le soutiennent encore, mais prennent les affaires très au sérieux.

Plus tôt mercredi, un autre responsable de la Maison Blanche avait déclaré, selon des journalistes, que Donald Trump "ne va pas rester dans l'Otan si l'Otan n'avance pas beaucoup plus, et beaucoup plus vite". Trump et Lavrov avait été perçue comme un coup diplomatique du Kremlin, quelques mois après la mise en place de sanctions américaines contre la Russie pour son ingérence dans l'élection présidentielle de 2016.

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