La colère d'Israël — Donald Trump

19 Mai, 2017, 11:53 | Auteur: Hugues Grosjean
  • Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 13 mai 2017

Dans la tourmente, Donald Trump a sèchement contesté jeudi toute interférence dans l'enquête du FBI sur les liens éventuels entre des membres de son équipe et Moscou, se posant en victime d'un acharnement. Après les accusations du Washington Post selon lesquelles le président américain aurait divulgué des informations classifiées au chef de la diplomatie russe lors d'une rencontre au Bureau ovale, le 10 mai, Vladimir Poutine apporte son grain de sel ce mercredi.

Dans un communiqué diffusé peu après, la Maison blanche disait souhaiter une enquête minutieuse qui montrera " ce que nous savons déjà: il n'y a eu aucune collusion entre ma campagne et une quelconque entité étrangère ".

Depuis lors, la presse a rapporté que Donald Trump aurait fait pression sur James Comey pour qu'il classe le volet de l'enquête concernant Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale soupçonné de jeux troubles avec les Russes et contraint à la démission le 13 février.

Furieux contre M. Trump, le sénateur républicain américain John McCain a affirmé qu'il s'agissait d'un "message inquiétant aux alliés de l'Amérique et à ses partenaires dans le monde".

Aux yeux de M. Poutine, ce scandale met en valeur le climat "grandissant de schizophrénie politique" aux Etats-Unis.

M. Flynn a été contraint de démissionner dès le 13 février, moins d'un mois après l'investiture de M. Trump le 20 janvier, pour n'avoir pas révélé ses échanges avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak.

"Que vont inventer de plus ces personnes qui génèrent ces bêtises?" S'ils ne comprennent pas qu'ils portent préjudice à leur pays, ils sont stupides. Et s'ils comprennent tout, alors ils sont dangereux et malhonnêtes'. Donald Trump s'est défendu sur Twitter d'avoir mal agi.

"Nous continuons à travailler avec les Etats-Unis et nous continuons à partager des renseignements avec les Etats-Unis, comme nous le faisons avec d'autres de par le monde", a-t-elle insisté. Mais dans les services de sécurité tout comme dans l'opinion publique israélienne, le crédit de Donald Trump est désormais entamé.

Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman a ainsi tweeté mercredi que "les relations sécuritaires entre Israël et les Etats-Unis, notre plus grand allié, sont profondes, importantes et sans précédent par leur étendue".

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