Israël fait profil bas face au scandale des informations classifiées de Trump

20 Mai, 2017, 02:33 | Auteur: Valentin Naude
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Trump et Netanyahu se sont parlé pendant 20 minutes et "le seul sujet de discussion a consisté dans la visite à venir", a dit le porte-parole.

Le président américain est attendu lundi à Jérusalem et doit se rendre le lendemain en Cisjordanie, territoire palestinien occupé. Le partenaire n'aurait pas autorisé à communiquer des informations tellement sensibles que l'accès en était sévèrement restreint jusqu'au sein du gouvernement américain, ajoutait le journal. Et pour les commentateurs israéliens, il n'y a pas d'autre terme pour qualifier la gaffe de Donald Trump qui aurait, durant la récente visite à Washington du ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, révélé à son hôte des informations de source israélienne selon lesquelles l'Etat islamique (EI) prévoit de faire exploser des avions civils occidentaux à l'aide d'ordinateurs portables.

Ces tuyaux de première main recueillis par le Mossad (le service de renseignement extérieur de l'Etat hébreu) avaient été transmis aux Américains il y a plusieurs semaines dans le cadre d'une politique d'échange d'informations qui s'est fortement renforcée depuis 2007-2008.

Les responsables israéliens se sont bien gardés de commenter directement.

Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman tweetait que "les relations sécuritaires entre Israël et les États-Unis, notre plus grand allié, sont profondes, importantes et sans précédent par leur étendue". "Cela continuera à être le cas", a-t-il ajouté.

La Russie, l'Iran et le Hezbollah soutiennent militairement le régime de Bachar al-Assad, avec lequel Israël reste en guerre. Israël s'inquiète que l'Iran et le Hezbollah n'ouvrent une nouvelle ligne de front anti-israélienne en Syrie. Le groupe Etat islamique avait revendiqué en 2015 l?exécution d'un Arabe israélien accusé d'espionner pour le Mossad, les services secrets israéliens.

"Si Trump, que ce soit par naïveté ou par méconnaissance, a fait fuiter des informations auprès des Russes, des sources que nous avons passé des années à établir, (nos) méthodes de travail courent à présent un risque important", disait le quotidien populaire Yedioth Ahronoth citant une source au sein du renseignement israélien.

"Je ne pense pas qu'un tel évènement cause de gros dégâts" à la coopération, a abondé l'ex-responsable du Mossad Amnon Sofrin, "cela peut causer des dégâts limités ou locaux, mais pas un désastre". Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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