"Il existe d'autres alternatives à Notre-Dame-des-Landes" pour Nicolas Hulot

19 Mai, 2017, 20:40 | Auteur: Christine Vaugrenard
  • Nicolas Hulot ministre de la Transition écologique et solidaire

"Le nouveau ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a confirmé jeudi soir l'objectif de réduire à 50% la part du nucléaire d'ici à 2025 et l'engagement de fermer la centrale de Fessenheim (est)". Il a personnellement dit son opposition au projet d'aéroport pendant longtemps avant de se plier au résultat de la consultation de juin dernier et à la victoire du oui.

Questionné sur le fait de savoir s'il avait obtenu l'abandon du projet en échange de sa participation à l'exécutif, le nouveau "ministre de la Transition écologique" a d'abord botté en touche. "On va sortir de la confrontation et on va rentrer dans la coopération et la consultation", avance Nicolas Hulot. "Ma conviction, c'est qu'on n'a pas étudié toutes les alternatives", a-t-il souligné. " Il y aura un médiateur qui va permettre de mettre l'ensemble des choses sur la table, d'étudier l'ensemble des options, et ensuite nous prendrons une décision qui sera assumée, qui sera claire ", a déclaré Edouard Philippe, qui fait partie du camp des pro-aéroport, comme Jean-Yves Le Drian, le ministre des affaires étrangères.

Evoquant le nucléaire, Nicolas Hulot a concédé qu'on ne pouvait "se passer" de cette énergie, mais a plaidé pour "une vision" dans le sens de la transition énergétique. "Ce qui est important, c'est de faire baisser la part du nucléaire".

"Il y va avec beaucoup de naïveté, il pense qu'il va changer tout à lui tout seul, c'est un homme qui a beaucoup de mal à intégrer la logique des rapports de force, il ne comprend pas ça", a déclaré M. Mélenchon jeudi sur le plateau de l'Emission politique de France 2. Il a notamment confirmé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Sur son CV, trois années (de 2007 à 2010) passées à la direction des affaires publiques d'Areva, le fleuron un peu en capilotade du nucléaire français.

" Je ne me serais pas engagé aux côté du président de la république, sur une fonction aussi lourde que le ministère de l'Economie, si nous n'étions pas d'accords sur les grandes orientations", a-t-il ajouté, avant de lister ses points de convergence avec le chef de l'Etat. "Donc elle aura lieu mais encore une fois, là aussi, (...) dans la concertation", a affirmé Nicolas Hulot.

Recommande: