Etats-Unis: Joe Lieberman pressenti pour être le futur patron du FBI

19 Mai, 2017, 16:50 | Auteur: Eugenie Lecerf
  • Donald Trump dans la tourmente : les appels à la destitution se multiplient

"J'espère que vous pouvez laisser tomber ça", a demandé Donald Trump à James Comey le 14 février dans le Bureau ovale après une réunion avec son ministre de la Justice et son vice-président à qui il venait de demander de le laisser seul avec le directeur du FBI.

Aussi dommageables qu'elles soient pour sa crédibilité, les confidences de Donald Trump aux officiels russes sont légales.

"Et cela signifie, avant de se précipiter dans un jugement, que nous devons obtenir toutes les informations pertinentes", a-t-il déclaré, en s'en remettant aux commissions du Congrès qui enquêtent sur la tentaculaire affaire des ingérences russes dans la campagne électorale américaine de 2016. Selon le New York Times, il pourrait avoir demandé à James Comey, l'ancien directeur du FBI, d'abandonner l'enquête ouverte sur son ancien conseiller à la sécurité nationale. La veille, Michael Flynn, alors conseiller à la sécurité nationale, a été contraint de démissionner pour avoir omis de révéler des contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis. Tout est parti d'un procureur spécial et de son enquête pour obstruction à la justice.

Selon le New York Times, M. Comey était connu auprès de ses collaborateurs pour noter scrupuleusement le contenu de toutes les conversations dont il pensait qu'elles pouvaient prêter à discussion par la suite.

Dans une lettre, Jason Chaffetz, le président républicain du comité de surveillance de la Chambre des représentants, a demandé au FBI de transmettre tous les mémos et autres traces des échanges entre James Comey et le président.

Sans surprise, les réactions ont fusé au Congrès. Peu de temps après sa nomination, il a critiqué la politique de l'administration démocrate, notamment à l'égard de la Russie.

La semaine dernière, Rod Rosenstein avait rejeté les appels en faveur d'une nomination d'un procureur spécial, mais les événements se sont accélérés au fil des révélations des médias américains. Nous en sommes là aujourd'hui.

"À chaque fois que j'ai l'impression que l'on reprend le contrôle, un nouveau fiasco fait son apparition", commente un employé de la Maison-Blanche le lundi soir.

Le républicain Richard Burr, président de la commission sénatoriale du renseignement, s'est montré nettement plus circonspect. Le sénateur républicain américain John McCain a affirmé qu'il s'agissait d'un "message inquiétant aux alliés de l'Amérique et à ses partenaires dans le monde".

"Ce n'est pas un récit fidèle (.) de la conversation entre le président et M. Comey", a indiqué un responsable de l'administration sous couvert d'anonymat.

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