Ce qu'il va advenir de Notre-Dame-des-Landes — Hulot-Macron

19 Mai, 2017, 20:36 | Auteur: Valentin Naude

Après la consultation de juin 2016, favorable au projet à 55,1 % des voix, Nicolas Hulot s'était dit "profondément attristé", mais il s'était incliné face au résultat: "On ne peut pas demander d'aller voter et si le résultat ne nous plaît pas, ne pas en tenir compte".

" Ma conviction, a poursuivi Nicolas Hulot sur France 2, c'est qu'il existe des alternatives, mais la médiation qui va démarrer, probablement en fera la démonstration ".

Sur le nucléaire, Nicolas Hulot a concédé qu'on ne pouvait " se passer " de cette énergie mais a plaidé pour " une vision " dans le sens de la transition énergétique.

La nomination du journaliste écologiste Nicolas Hulot comme ministre d'Etat en charge de la Transition écologique et solidaire ne réjouit pas tout le monde.

Cette position reprend l'engagement d'Emmanuel Macron durant sa campagne: étudier la modernisation de l'actuel aéroport Nantes-Atlantique par un médiateur indépendant, et ainsi - si le projet est possible - d'éviter de construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes. EDF doit aussi finaliser l'acquisition d'Areva NP, la division réacteurs du groupe Areva en difficulté, et mener à bien la maintenance lourde de ses 58 réacteurs nucléaires français (le "grand carénage"). "Alléger la fiscalité, même si on peut avoir des divergences sur un point ou sur un autre, nous sommes d'accord aussi", a-t-il insisté.

Le nouveau ministre de la la Transition écologique et solidaire fait en effet partie des farouches opposants à Notre-Dame-des-Landes.

Nicolas Hulot s'est voulu rassurant jeudi soir, tout en ouvrant des pistes en faveur des énergies renouvelables.

"Il est aussi dans l'intérêt national que la production nucléaire reste solide, performante et compétitive", a pour sa part déclaré Jean-Bernard Lévy lors de l'assemblée générale des actionnaires d'EDF ce jeudi. "Parce qu'il en est de l'énergie comme de beaucoup de domaines, mettre tous ses oeufs dans le même panier, ce n'est pas une bonne chose", a-t-il plaidé. "En 2025, la part du nucléaire devra être de 50% inférieure à aujourd'hui", a-t-il annoncé.

"C'était le dernier acte politique de Ségolène Royal (ministre de l'Écologie jusqu'à mercredi dernier, ndlr) et j'ai promis de préserver l'acquis de Ségolène Royal et donc elle aura lieu (la fermeture, ndlr) dans la concertation", a-t-il déclaré. Une décision dans laquelle Nicolas Hulot pourrait être décisif.

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