Présidentielle 2017. Sondage: Macron en tête

21 Mars, 2017, 08:11 | Auteur: Eugenie Lecerf
  • STEPHANE GRANGIER  C8

Le débat présidentiel de lundi soir n'a pas fait exception à cette règle, puisque le leader d'En Marche! a été successivement pris à partie par les candidats PS et FN, Benoît Hamon et Marine Le Pen. Ce premier débat est programmé ce lundi soir.

François Fillon, seul candidat mis en examen, dans l'essoreuse médiatique et judiciaire depuis deux mois, n'a, lui, pas passé une mauvaise soirée. Elle assure ne pas avoir "préparé particulièrement " l'épreuve et entend surtout profiter du rendez-vous pour dérouler son programme, les affaires ayant selon elle jusque-là occulté le débat de fond.

"J'ai pu commettre des erreurs, j'ai quelques défauts (.) mais j'ai l'expérience", a déclaré l'ancien Premier ministre, à la traîne dans les intentions de vote derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron, qui font la course en tête. Et Fillon, où se situe-t-il?

Dernier candidat à s'exprimer, Emmanuel Macron (En Marche!) s'est posé en rassembleur, fidèle à son positionnement "ni de gauche, ni de droite". Le vainqueur de la primaire de la droite venait de fustiger les velléités anti-monnaie unique de Marine Le Pen, estimant que cela entraînerait "le pays vers un véritable chaos économique et social". "J'aime bien la Ve République, je trouve qu'elle fonctionne " a de son côté lancé Marine Le Pen, seule à défendre une Constitution toilettée à la marge. Les deux candidats de la gauche s'allient ensuite pour s'en prendre à Fillon sur les affaires d'emplois supposés fictifs qui plombent sa campagne. Assumant des points communs aussi bien avec François Fillon sur la nécessité de renforcer l'apprentissage, qu'avec Jean-Luc Mélenchon. "Je suis libre, le financement est transparent", a alors répondu Emmanuel Macron. "Ne prenez pas ça à titre personnel", a eu beau tenter Marine Le Pen, son adversaire a poursuivi sur le registre de l'humour: "Non, pas du tout, parce que d'ailleurs ça n'était pas le cas".

Emmanuel Macron s'est aussi vivement opposé à François Fillon sur la question des retraites. Quels sont les candidats qui sont prêts à imposer les multinationales en France, contre l'avis de l'Union européenne, et pas seulement pour les profits réalisés sur internet?

Benoît Hamon (Parti Socialiste) a quant à lui appelé les Français à opter pour "un vote utile". A chaque question des journalistes, un candidat disposera de deux minutes pour répondre.

TF1 a prévu des échanges dûment chronométrés, histoire d'assurer l'égalité des temps de parole.

Pendant la première heure et demi, Emmanuel Macron paraît absent.

Trois thèmes principaux seront abordés. Et pas en quatrième position, à 12%, et au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon (sondage Kantar Sofres-Onepoint pour Le Figaro et LCI publié dimanche 19).

Juste avant, le candidat d'En Marche avait dû parer une autre attaque venant de Marine Le Pen à propos de la laïcité et du burkini: "Le piège dans lequel vous êtes en train de tomber, Mme Le Pen, par vos provocations, c'est de diviser la société".

Tablant sur un plan de relance par l'emprunt de 100 milliards d'euros, il devrait aussi cibler Emmanuel Macron qui a présenté un programme dans la continuité du quinquennat avec notamment 60 milliards d'euros d'économies.

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