L'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie revendique le double attentat de Damas

21 Mars, 2017, 10:49 | Auteur: Valentin Naude
  • Principale place forte du régime du président Bachar al-Assad Damas a été frappée par plusieurs attentats depuis le début de la guerre en 2011

Un double attentat a fait samedi au moins 40 morts, dont des pèlerins chiites irakiens, dans la vieille ville de Damas, selon une ONG, soit l'une des attaques les plus sanglantes au cœur de la capitale syrienne ces dernières années.

"Deux bombes posées par des terroristes" ont explosé près du cimetière de Bab al-Saghir dans le district de Bab Moussalla, a rapporté l'agence de presse syrienne Sana.

Samedi, l'attaque, l'une des plus sanglantes en six ans de guerre, qui a eu lieu près du cimetière de Bab al-Saghir, avait frappé majoritairement des pèlerins chiites, 43, venus se recueillir dans les mausolées situés dans la vieille ville, a précisé l'OSDH. D'autres ont été en partie carbonisés. Un témoin a affirmé au photographe de l'AFP sur place que le second attentat s'était produit après que les passants se furent rassemblés à la suite du premier.

Un peu plus tôt, le ministère des Affaires étrangères avait parlé d'une quarantaine de ressortissants tués et de plus d'une centaine de blessés. Il a rejeté la responsabilité de l'attaque sur les groupes " takfiris ", en référence aux extrémistes sunnites.

Ce mouvement, qui avait conquis de vastes territoires dans le nord et l'est du pays en 2014, a depuis perdu une grande partie de ses gains.

Le chef du groupe Abou Mohammad al-Joulani, avait annoncé une série d'attaques au lendemain des attentats meurtriers menés le 25 février, par des kamikazes contre des sièges de la sécurité à Homs, tuant des dizaines de militaires syriens, dont le général Hassan Daaboul, proche du président Bachar al-Assad et chef du renseignement militaire de Homs. Il fait actuellement face à trois forces autour de son fief de Raqa: les troupes turques et leurs alliés rebelles syriens, les forces gouvernementales syriennes appuyées par la Russie, et une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis.

Déclenchée par la répression de manifestations pro-démocratie il y a près de six ans, la guerre en Syrie, qui a fait plus de 310 000 morts, est devenue très complexe avec l'implication de groupes djihadistes, de forces régionales et de puissances internationales.

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