Découverte d'au moins huit charniers dans le centre de la RDC

21 Mars, 2017, 12:53 | Auteur: Valentin Naude
  • RDC: au moins 8 fosses communes découvertes autour de Tshimbulu selon une enquête

Il s'agirait des soldats apparaissant sur une vidéo tournée dans un village du Kasaï-Central, largement partagée sur les réseaux sociaux en février, montrant des hommes en uniforme tirer sur des villageois, puis les insulter avant de les achever.

La Mission a reçu des informations crédibles selon lesquelles un nombre important de personnes auraient été tuées au cours d'affrontements entre des miliciens de Kamwina Nsapu et des membres des forces de sécurité congolaises, affirme le communiqué.

Parmi les suspects placés en détention figurent des officiers et des sous-officiers, a déclaré lors d'une conférence de presse le général-major Joseph Ponde, auditeur général des FARDC, précisant les chefs d'inculpations de " crimes de guerre par meurtre, par mutilation, par traitements cruels inhumains et dégradants, et refus de dénonciation d'une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires ".

L'ONU sollicitéePour approfondir les investigations, "l'auditorat général se propose de requérir l'expertise exigée pour l'exploitation de données sur les téléphones cellulaires saisis, ainsi que l'exhumation de deux tombes localisées dans la périphérie de Mwanza Lomba", a indiqué le général, afin "d'identifier" les victimes et de déterminer "le mode opératoire de leurs bourreaux".

Les forces gouvernementales ont pris pour cibles des civils, dont des femmes et des enfants, faisant un grand nombre de morts cette semaine dans le centre de la RDC et restreignant l'accès de la région aux casques bleus des Nations unies, a déclaré samedi la Monusco.

Cette localité a longtemps été l'un des épicentres de l'insurrection populaire née de la révolte du chef coutumier Kamuina Nsapu, tué en août dernier par les Forces armées de la RDC (FARDC) après être entré en conflit avec le pouvoir central.

La MONUSCO exprime également ses fortes préoccupations face aux restrictions imposées par les forces de sécurité à sa liberté de circulation à Kananga ces derniers jours, ce qui limite la capacité de la Mission à mettre en oeuvre son mandat.

Les violences au centre de la RDC ont causé plus de 400 morts et environ 200.000 déplacés, selon l'ONU.

Dans la même province, deux experts onusiens et leurs quatre accompagnateurs congolais ont été enlevés le 11 mars, et, depuis, sont portés disparus.

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